Par OULHASSI Mohamed
Pour accroitre le rendement ; les pouvoirs publics lancent la mécanisation agricole dans une situation liée à la dépendance aux importations alimentaires,. Dans cette optique, il est prévu la création de coopératives spécialisées dans la location de matériel agricole au profit des agriculteurs. C’est suite à une réunion organisée par le président de la République que cette décision a été prise. . Le président a également décidé de mettre en place un conseil national de la mécanisation agricole, ce qui a pour objectif la facilitation aux agriculteurs de l’accès aux équipements d’une part eb d’autre part, d’encourager l’extension des surfaces cultivées Alors que le calendrier de mise en œuvre de ces projets n’est pas encore connu, ces nouvelles décisions suggèrent une volonté des autorités du pays de créer un environnement favorable à l’essor et à l’adoption généralisée de la mécanisation agricole au cours des prochaines années. Cette orientation politique se confirme depuis l’année dernière, où la Conférence nationale sur la modernisation de l’agriculture, tenue les 27 et 28 octobre 2025 à Alger, a identifié la mécanisation comme un levier stratégique pour mieux exploiter le potentiel agricole du pays et renforcer la sécurité alimentaire, aux côtés de l’innovation technologique, de l’agriculture intelligente et de la gestion moderne des ressources.
Dans la foulée dans l’optique de renforcer son industrie locale de production de matériel agricole, le gouvernement a engagé des discussions en décembre dernier avec la Biélorussie,. Ces échanges ont principalement porté sur la possibilité de créer des unités de fabrication de tracteurs et de machines agricoles en territoire algérien, dans le cadre d’un partenariat envisagé par Minsk avec le Groupe Industriel Algérien AGM.
Si ces différentes initiatives traduisent une volonté politique affirmée d’accélérer le développement de la mécanisation agricole, la stratégie reste encore en phase de structuration. Sa concrétisation dépendra de la mise en œuvre effective des dispositifs annoncés, de leur financement et de leur appropriation par les agriculteurs. À terme, le défi pour l’Algérie sera de transformer cette orientation stratégique en gains mesurables de productivité dans le secteur agricole.
Qu’apporte la mécanisation agricole au secteur de l’agriculture ? –
– un effet notable sur la productivité dans le secteur.
-La mécanisation agricole pour perfectionner la productivité du secteur – les décisions prises permettront au secteur agricole d’accroître considérablement la productivité, notamment dans la filière céréalière, grâce aux technologies modernes et aux différents engins agricoles comme les tracteurs et les moissonneuses qui seront mis à la disposition des agriculteurs ».
– Des études récentes montrent qu’entre 10 et 20% de la production céréalière est perdue chaque saison de récolte. – Le secteur agricole ne reçoit que 3,4% des crédits bancaires alloués alors qu’il représente 15% du PIB du pays
Pour soutenir l’orientation agricole, le ministère projette de créer une chaîne de télévision et une web TV destinées à guider les agriculteurs, leur permettre d’améliorer la productivité et les encourager à adopter l’irrigation agricole, en visant 500.000 hectares de terres irriguées.
Le ministre a aussi insisté sur l’importance de généraliser les assurances agricoles. Le travail est en cours pour revoir ce système dans le but de l’étendre à de nouveaux risques, notamment ceux liés au changement climatique, comme la sécheresse et la canicule, a-t-il précisé.
- Oualid a rappelé la nécessité de diversifier les financements pour le secteur agricole. Bien que celui-ci représente près de 15% du produit intérieur brut (PIB), il ne reçoit que 3,4% des crédits bancaires alloués, ce qui souligne l’importance d’injecter des fonds supplémentaires pour renforcer les filières, en particulier pour la mécanisation.
Il a insisté sur la révision des systèmes de subvention au profit des agriculteurs. Ses rencontres avec la Chambre nationale d’agriculture et l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) ont permis de trouver un consensus sur ce point. Il faut revoir la politique de subvention agricole de manière à subventionner la production au lieu des intrants, ce qui permettra de rationaliser les ressources financières de l’Etat et de renforcer les capacités des vrais agriculteurs en évitant que les matières premières subventionnées bénéficient aux opportunistes, a expliqué le ministre.

