Par OULHASSI Mohamed
Il n’Ya pas lieu de se méprendre. Il faut vraiment amalgamer pour identifier une situation hasardeuse qui peut avoir des effets confus pour la compréhension des endroits. C’est lorsqu’on atteint le bas de l’abime que l’attitude des uns et des autres commencent à s’orienter vers des latitudes dont la dangerosité pour la société, pour ne pas dire communauté,, commencent à prendre des directions qui peuvent compromettre l’avenir.
Pour le moment, en plus de la situation épouvantable qu’on vient de décrire, un autre abcès reste attachée à la ville : c’est le grand bidonville
Pourquoi en serait-il autrement quand la démission de ceux qui nous dirigent et la fuite en avant dont ils font preuve semble se généraliser à tous les secteurs
Aussi en est –il de la commune de Sidi Amar qui, chaque jour que Dieu fait, sombre dans le laisser aller et le renoncement. Il ne s’agit pas, évidemment d’accusation gratuite, puisque tout dans l’environnement de la commune plaide pour cette idée, à savoir l’absence des institutions qui devraient veiller au bonheur des gens.
S’agit-il d’incompétence avérée des élus qui a engendré une gestion chaotique qui s’est répercutée sur la gestion de la commune? Pourrait-on parler d’ingérence extérieure ayant immobilisé toute initiative des élus ? Le problème peut-il être apprécié sous l’angle du déficit financier ? Que peut représenter ce déficit par rapport aux revenus de la commune ?
Peut-on pointer du doigt la gestion des élus dont on sait bien dans notre pays qu’un grand nombre d’entre eux n’a pas la qualification exigée pour réaliser le travail demandé ? De toute manière, il semble qu’on a à faire à une gestion catastrophique qui se répercute sur l’abandon total du contrôle administratif de la cité.
Jugez-en plutôt ! Nous n’en parlerons pas des routes non entretenues, des fuites d’eau, de la mauvaise herbe qui pousse un peu partout, des vaches qui broutent cette herbe dans une tranquillité totale, des dépotoirs qui font honte à la cité.
Des phénomènes très graves commencent à prendre formes sans qu’il ne soit constaté une intervention auusi molle soit-elle par les autorités. En effet, peut-on parler de début de bidonvilisation de la ville de Sidi Amar ? La cité Mecheri Hocine, ex UV 13, qui fut considérée comme un quartier modelé, il n’y a pas si longtemps n’est pas loin de rattraper ce retard qu’elle a par rapport à la décadence des autres cités de la ville. ! Quel gâchis !
L’absence des autorités encourage tous débordements de ceux qui n’attendent qu’à s’accaparer d’un morceau de terrain à construire un local commercial ou à dresser une haie faite de tôles et de planches autour de leurs habitations, surtout ceux qui habitent aux rez-de-chaussée. !.
En plein centre-ville, bien évidemment dans les endroits cachés, des scènes invraisemblables peuvent vous apparaitre et vous choquer. De vrais dépotoirs envahis de saletés de toutes origines et de tous calibres s’offrent à vous dans toute leur splendeur.. C’est à se croire dans les célèbres bidonvilles de Bouhamra et de Sidi Salem. .
La commune de Sidi Amar est une commune cosmopolite, habitée par des gens de plusieurs régions du pays venus travailler au complexe sidérurgique d’El Hadjar qui est implantée sur le territoire de la commune, par la suite l’université, attire aussi les gens de différentes régions, dans les localités rurales attachées à la commune on trouve Hdjar Edisse, ces habitants sont majoritairement de la région de M’Sila.
Les bâtiments récents de la ville se perdent dans la crasse et la mauvaise herbe mais c’est surtout ces troupeaux de vaches osseuses et crasseuses qui vous donnent le tournis et qui vous font perdre toute confiance en l’avenir d’une commune qui était destinée une autre vision. Comment se fait-il que personne n’ait pu mettre un terme à cet envahissement qui ne dit pas son nom ?Qui a peur de prendre une décision salutaire pour tous ?
Est-ce les propriétaires de ces troupeaux qui décident de ce qu’il faut faire ou ne pas faire ? Toujours est-il que malgré le ras-le-bol de tous rien n’est fait pour sauver la situation. N’est-ce pas le rôle de la commune ? A-t-on le droit de laisser paitre les vaches dans une ville universitaire ?qui a abrité dans ses murs les plus grandes institutions de la sidérurgie algérienne ?
L’architecture de Sidi Amar épouse la configuration ddu reliefqui l’abrite.Des plaines, des collines, des monts…accueillent des habitations de toutes formes.Quelle ville resplendissante aurait été la ville avec plus de propreté, de verdure…et une meilleure gestion ?

