Par Achour OUFELLA
Se dit essentiellement de la marche et du vélo avec ou sans assistance électrique, deux leviers pour parer à la sédentarité et éviter les maladies non transmissibles qui y relèvent. L’usage du vélo est devenu quasiment limité en Algérie en comparaison avec d’autres pays de par le monde. Pourtant, on tient moult arguments en faveur de la pratique du vélo au quotidien, notamment sur le plan économique.
Le sujet importe à nombre de nos concitoyens en raison du vieillissement, de l’état de santé des populations et aussi du système de santé centré massivement sur le traitement médical que sur la prévention des maladies liées au style de vie. Cette faible adhésion des individus à la prévention, demeure une caractéristique nationale, comme le pointe les professionnels de la santé.
Conséquences dramatiques : les cas de surpoids et d’obésité observés, fréquents même chez les enfants et les adolescents, (un nombre multipliés par cinq dans le monde, selon des études récentes). Avec à terme des maladies non transmissibles comme le diabète, les maladies cardiovasculaires et différents cancers dont l’impact sanitaire est considérable, y compris en Algérie. Les études en question, s’intéressent aux jeunes. Mais elles pointent également les adultes qui ont en la charge.
C’est un sujet de vigilance qui doit nous occuper en permanence. Car ces pathologies sont étroitement liées à la très grande sédentarité qui caractérise nos modes de vie et aux habitudes alimentaires plutôt mauvaises. Tel manger sans faim, n’importe quoi et n’importe quand.
Il y a aussi le sens des priorités : faire passer le plus important avant le plus urgent ; répondre à ces problèmes pour le plus d’origine sociale par des actions ciblées de protection des consommateurs et des incitations à l’activité physique. La nécessaire et très coûteuse approche curative, n’arrange que les affaires des grandes entreprises pharmaceutiques, à l’échelle universelle.
Reste que le tout est consenti, il n’y a pas de contrainte. On fonctionne par adhésion. A l’image de ce père de famille et son jeune fils, à Souk-Ahras qui s’adonnent au vélo (de course) tous les week-ends, sur les hauteurs de la ville. Ils y sont toujours. Une performance dans le climat actuel, qui mériterait une distinction.

