Par OULHASSI Mohamed + agences de presse
A l’invitation de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI).,. l’ancienne candidate à la présidence française va effectuer une visite de cinq jours, du 26 au 30 janvier 2026, en Algérie Ce déplacement s’inscrit dans une tentative de relance du dialogue politique et économique entre Paris et Alger.
La visite de Ségolène Royal pourrait concourir à établir une diplomatie économique pour le réchauffement des rapports entre les deux pays.et l’amélioration du climat des affaires.
L’initiative intervient dans un contexte où les relations franco‑algériennes, traditionnellement complexes, semblent amorcer une nouvelle dynamique. Après des phases de crispation, liées notamment aux questions mémorielles, aux déclarations politiques et aux enjeux sécuritaires, Paris et Alger testent désormais des voies plus discrètes et plus concrètes pour renouer le dialogue Si elle se traduit par des projets identifiables et par une amélioration du climat de confiance entre les acteurs des deux pays, elle pourrait ouvrir la voie à d’autres séquences politiques de plus haut niveau et participer à la normalisation progressive des relations franco‑algériennes.
En se positionnant sur le terrain de la diplomatie économique et du dialogue apaisé, Ségolène Royal tente d’incarner une approche plus pragmatique de la relation franco‑algérienne. Ce déplacement pourrait ouvrir la voie à de nouvelles initiatives, qu’il s’agisse de missions d’entreprises, de forums économiques ou de rencontres dédiées aux enjeux de jeunesse, d’innovation et de transition énergétique.
, SEGOLENE ROYAL, a déclaré que Macron détourne l’attention des français avec l’Algérie.
Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2007, le 26 janvier, Ségolène Royal lance un slogan qu’elle reprend par la suite à plusieurs reprises, notamment lors d’une rencontre avec le poète et homme politique français Aimé Césaire : elle promet d’être « la Présidente de la France métissée » ; elle appelle à un « regard lucide sur l’histoire coloniale de la France », s’opposant à la loi de 2005 qui soulignait le rôle positif de la colonisation
. Dans un chapitre de Si la gauche veut des idées, coécrit en 2008 avec le sociologue français Alain Touraine, elle affirme : « Jusqu’à quand parlera-t-on de deuxième, troisième génération voire quatrième génération pour certains alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe ? »
. « La France métissée qui nous fera tous avancer » est à nouveau mise en avant dans Lettre à tous les résignés et indignés qui veulent des solutions (2011) . Elle affiche ce slogan volontariste dans le cadre de la lutte contre le Front national, des actes racistes mais aussi des communautarismes .
En 2020, dans Résilience française, Sauvons notre modèle social, elle s’inquiète de l’incapacité des gouvernants à comprendre que « le sentiment d’appartenance nationale doit sans cesse être réinventé » et de ce que « la question religieuse n’est toujours pas apaisée ». Elle définit la laïcité comme « pas de communautarisme, aucune discrimination ». D’après elle, « la montée des communautarismes et l’entre-soi social sont des conséquences de ce repli sur soi et d l’effondrement de tout ce qui fonde le ciment national » .
Ségolène Royal accuse Emmanuel Macron de détourner l’attention des Français avec le dossier algérien, qu’elle qualifie de « manœuvre de diversion ».
L’ancienne ministre alerte sur les risques d’une rentrée sociale explosive. Une critique frontale qui relance le débat sur les relations franco-algériennes et a vivement critiqué le président Emmanuel Macron pour sa gestion des relations entre la France et l’Algérie, qu’elle qualifie de « manœuvre de diversion » face à une situation intérieure critique.
Ségolène Royal dénonce l’attitude de l’Elysée vis-à-vis de l’Algérie comme étant une tentative de détourner l’attention des Français des « graves enjeux internes », notamment les incendies meurtriers dans l’Aude et les lacunes criantes de la sécurité civile. « Donc, la carte polémique avec l’Algérie est ressortie, comme à chaque fois qu’il faut faire diversion, pour que nous regardions ailleurs »,
Mme Royal s’attaque à la stratégie diplomatique d’Emmanuel Macron, qu’elle accuse de fragiliser les relations avec un « pays majeur de la région ». Elle fustige notamment le choix du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau pour gérer le dossier algérien, une décision qu’elle juge « incompatible avec les intérêts à long terme de la France ». Selon Mme Royal, Retailleau incarne des « postures destructrices » et est « nostalgique de la colonisation », en référence à son soutien passé à la loi de 2005 portée par Nicolas Sarkozy, mettant en avant les « aspects positifs » de la colonisation française. « Avoir confié les relations avec l’Algérie à quelqu’un qui défend ce type de loi, c’est une erreur fondamentale », déplore-t-elle, appelant à une approche diplomatique fondée sur le « respect, la compétence et la maîtrise ».
POUR NORMALISER LES RELATIONS LA STRATEGIE DE SEGOLENE ROYAL EST LA SUIVANTE :
« On veut du sérieux, du maîtrisé, du respect et de la compétence », martèle-t-elle, mettant en garde contre les conséquences d’une gouvernance qu’elle estime désinvolte face aux défis majeurs, tant intérieurs qu’extérieurs.
Depuis le début de la crise diplomatique entre Paris et Alger à l’été 2024, Ségolène Royal s’est régulièrement exprimée pour dénoncer ce qu’elle considère comme une série d’erreurs stratégiques de la part de l’Exécutif français. Dès juillet 2024, elle avait déjà mis en garde contre «la tentation permanente d’utiliser l’Algérie comme bouc émissaire des tensions politiques internes », appelant à une politique étrangère
« fondée sur la mémoire apaisée, le respect mutuel et la coopération».
A plusieurs reprises, elle a critiqué les discours ambigus du président Macron sur le passé colonial et les symboles de la guerre d’Algérie, les qualifiant de « provocations inutiles » susceptibles de raviver les tensions. En septembre 2024, elle avait également regretté la suspension unilatérale de certaines coopérations bilatérales, estimant qu’il s’agissait là d’« un cap diplomatique hasardeux et contre-productif »
Ségolène Royal réclame la transmission complète des archives à l’Algérie, ainsi qu’une mise à jour des données liées aux contaminations. « Il faut documenter toutes les conséquences, … Ségolène Royal réclame la transmission complète des archives à l’Algérie, ainsi qu’une mise à jour des données liées aux contaminations. « Il faut documenter toutes les conséquences, Ségolène Royal a présenté une feuille de route en trois axes visant à sortir de la crise diplomatique entre les deux pays. Mémoire coloniale, restitution des biens culturels et accès aux qu’une mise à jour des données liées aux contaminations. « Il faut documenter toutes les conséquences,Ségolène Royal dévoile sa stratégie pour normaliser les relations
Ségolène Royal a présenté une feuille de route en trois axes visant à sortir de la crise diplomatique entre les deux pays. Mémoire coloniale, restitution des biens culturels et accès aux … Ségolène Royal réclame la transmission complète des archives à l’Algérie, ainsi qu’une mise à jour des données liées aux contaminations. « Il faut documenter toutes les conséquences Ségolène Royal réclame la transmission complète des archives à l’Algérie, ainsi qu’une mise à jour des données liées aux contaminations. « Il faut documenter toutes les conséquences,
Le rôle de l’Association France‑Algérie et de Ségolène Royal Le choix de Ségolène Royal à la présidence de l’Association France‑Algérie avait déjà été interprété comme un signal d’ouverture en direction d’Alger, compte tenu de son poids politique, de sa connaissance des dossiers internationaux et de son intérêt de longue date pour les questions de coopération Nord‑Sud. Comme elle le dit sur son compte X, « Nous devons la réconciliation aux jeunes des deux rives de la Méditerranée , entre la France et l’Algérie le plus vaste pays du continent africain, afin de construire des projets fructueux dans les secteurs productifs porteurs d’avenir . Je m’y rends lundi pour écouter et bâtir du positif « .
Cette visite inaugurale en Algérie donnera ainsi le ton de son mandat à la tête de l’association, appelée à jouer un rôle de passerelle entre responsables politiques, société civile et milieux économiques des deux pays. En se positionnant sur le terrain de la diplomatie économique et du dialogue apaisé, Ségolène Royal tente d’incarner une approche plus pragmatique de la relation franco‑algérienne. Ce déplacement pourrait ouvrir la voie à de nouvelles initiatives, qu’il s’agisse de missions d’entreprises, de forums économiques ou de rencontres dédiées aux enjeux de jeunesse, d’innovation et de transition énergétique.
La visite de Ségolène Royal, à l’invitation directe de la CACI, pourrait contribuer à installer durablement la diplomatie économique comme l’un des principaux leviers de ce réchauffement. Si elle se traduit par des projets identifiables et par une amélioration du climat de confiance entre les acteurs des deux pays, elle pourrait ouvrir la voie à d’autres séquences politiques de plus haut niveau et participer à la normalisation progressive des relations franco‑algériennes.

