Par OULHASSI Mohamed internet
« je vais mourir mais l’Algérie sera indépendante » Ce sont les derniers mots d’un condamné à mort un matin d’hiver 1957. Cet homme ne s’appelait pas Ahmad ou Mohamed. Il s’appelait FERNAND YVETON..Il était Européen , fils d’un français et d’une Espagnol et pourtant il a choisi de donner sa vie pour que vive l’Algérie.
Voici l’histoire du seul guillotiné européen. Pour la cause algérienne Ils se sont embrassés les trois condamnés et il a dit je vais mourir mais l’Algérie sera indépendante. Né en 1926 à Salambier, FERNAND YVETON est un enfant d’Alger ; ouvrier tourneur à l’usine de l’électricité et du gaz du Hamma, il refuse de fermer les yeux face à l’injustice du colonialisme. Anticolonialiste convaincu, il franchit le pas et rejoint le FLN .Mais Fernand pose une condition stricte, il accepte de passer à l’action mais personne ne doit être blessée .Sa bombe doit paralyser l’usine pour envoyer un message. Elle ne doit pas oter de vies humaines.Le 14/11/il dépose l’engin. La minuterie est réglée sur 19h30 , bien après le départ des ouvriers mais un contre-maitre repère ses mouvements, panique et alerte la police.
FERNAND YVETON est arrêté en plein Ap=s-Midi La bombe est désamorcée. Pendant trois jours et trois nuits, l’ouvrier vit l’enfer, torturé sans relâche, électrocuté, gavé d’eau, il ne livre aucun secret. Devant le tribunal militaire il reconnait les faits la tête haute. Le verdict tombe. Condamné à la peine capitale. Derrière les barreaux ; il écrit à son épouse Eveline qu’il ne regrette rien. Il partage son rêve d’une Algérie libre, débarrassée du colonialisme ou algériens et européens vivraient enfin comme des égaux.
A Paris ses avocats supplient le Président René Coty d’accorder la grâce mais le dossier est verrouillé par le ministre de la justice de l’époque, un certain Mitterrand, partisan d’une Algérie française, il refuse de sauver Fernand. L’éxécution est avancée en secret au lendemain matin 11/2/1957 à 4 h 30 du matin. Fernand Yveton avance dans la cour de prison au côté de condamnés algériens Mohamed ouenouri et ahmed lacnédhe. Son avocat assiste. Les trois hommes s’unissent dans une ultime étreinte fraternelle C’est là que Fernand prononce ses derniers mots immortels. Quelques instants plus tard le couperet tombe .La répression coloniale est sans pitié . Son avocat Albert Smadja est arrêté et détenu deux ans pour avoir osé le défendre Même sa veuve est licenciée et chassée ‘Algérie Vingt quatre ans plus tard ce même F Mitterand devenu Président de la France abolira la peine de mort mais jusqu’à son dernier souffle, l’ombre de Fernand Yveton l’aura poursuivi. l’ombre d’un homme qui n’aura tué personne mais qu’il a envoyé à la mort.
Fernand Yveton n’avait pas de sang algérien dans les veines mais son sang a coulé pour la terre d’Algérie Il n’est pas un étranger qui a aidé notre cause. Il est notre frère, un héros éternel de la révolution, n’oublions jamais son nom. Paix à son âme
« Aujourd’hui, nous braquons notre regard sur un homme, Fernand Iveton, qui a le triste privilège d’avoir été le seul Français guillotiné pendant la guerre d’Algérie.
Pied noir, ouvrier, syndicaliste, communiste, partisan d’une Algérie indépendante, Fernand Iveton a été condamné à mort et exécuté pour un crime qui n’a pas eu lieu : l’attentat a été déjoué ; la bombe qu’il a déposé dans son lieu de travail n’a pas explosé. Et elle ne devait en aucun cas faire la moindre victime puisqu’elle était réglée pour se déclencher dans la soirée, quand l’usine est déserte. Il s’agissait de « marquer le coup », de faire entendre la révolte, en faisant sauter un cabanon désaffecté.
Fernand Iveton n’est pas un héros – juste un homme de convictions, un mort parmi les centaines de milliers de cette guerre qui ne voulait pas dire son nom. Guillotiné pour l’exemple, au début de 1957. Condamné parce que communiste — donc ennemi : la guerre froide est là, les chars soviétiques viennent d’entrer à Budapest ; condamné parce que Français, donc traître ; condamné par une justice expéditive rendue par des militaires. Et exécuté parce que René Coty, alors président de la République, lui refuse sa grâce, suivant en cela l’avis du garde de Sceaux, un certain François Mitterrand.
Cette mort ne doit-elle pas faire réfléchir , en ce soixante-quatre ème anniversaire de l’indépendance algérienne les harka et tous les traitres à la nation sur leur comportement vis-vis de leur pays durant la colonisation française ?

