— La Rédaction
Le Directeur général du groupe pharmaceutique public « Saidal », Younes Bouaraara, s’est entretenu au siège de la Direction générale à Alger, avec l’ambassadeur de la République du Niger en Algérie, Aminou Malam Manzou. Au cœur de cette rencontre : le renforcement de la coopération bilatérale, avec en priorité la fourniture de médicaments essentiels fabriqués en Algérie, en réponse à une demande officielle des autorités nigériennes.
Répondre à l’urgence et structurer l’avenir
Cette dynamique s’inscrit dans la droite ligne des orientations des hautes autorités algériennes, visant à impulser une coopération stratégique avec le Niger, à soutenir son système de santé et à consolider ses capacités de production pharmaceutique.
Le dossier prioritaire abordé a été l’approvisionnement rapide du marché nigérien en produits de santé essentiels. Dans cette optique de solidarité et d’efficacité, les deux parties ont examiné la possibilité de dédier une partie de la production des unités industrielles algériennes au marché nigérien, et ce, en attendant l’achèvement et la mise à niveau des infrastructures de production locales au Niger.
Transfert de technologie et souveraineté sanitaire africaine
Les discussions ont également permis de jeter les bases d’un partenariat stratégique durable. Celui-ci s’articulera autour du transfert du savoir-faire technologique algérien, ainsi que de la formation et de la qualification des compétences nigériennes.
Saisissant cette occasion, M. Bouaraara a exposé les grands projets structurels de Saidal, notamment ceux liés à la production de matières premières. Une démarche qui reflète la vision de l’État algérien visant à garantir sa souveraineté pharmaceutique, tout en élargissant l’empreinte des produits nationaux sur les marchés africains, contribuant ainsi à l’émergence d’une véritable industrie continentale intégrée.
Un groupe de travail conjoint pour accélérer la cadence
Afin de traduire ces ambitions en réalisations concrètes et pérennes, les deux responsables ont convenu de la création immédiate d’un groupe de travail conjoint. Cette instance opérationnelle sera chargée d’assurer le suivi rigoureux des dossiers, d’intensifier la coordination et de simplifier les procédures administratives. L’objectif ultime est de transformer ces opportunités d’échange en projets viables, capables de garantir la sécurité sanitaire et pharmaceutique dans la région au bénéfice des deux nations.

