Par OULHASSI Mohamed
Le but de l’organisation est l’atteinte d’un objectif. En pratique, nous constatons que
certaines organisations parviennent à créer un climat interne qui favorise une activité
régulière, l’échange d’information, la participation des différents membres du collectif
à la vie en société ou dans l’entreprise…d’où des attitudes nouvelles des citoyens sur
l’atteinte de l’objectif visé ; Par contre, d’autres organisations y parviennent
difficilement ou n’y parviennent pas du tout.
Nous constatons, également, que dans notre environnement ou dans la vie
professionnelle, des changements dus à l’évolution normale de la société ou à des
décisions de dirigeants prédéterminent nos comportements et attitudes.
Parmi ces situations, il est à citer par exemple, la dégradation des conditions de vie ou
de travail, l’absence ou l’insuffisance de communication entre les membres de la
société ou les différents groupes professionnels, la stagnation des méthodes de gestion
ou de direction malgré l’évolution sociologique et économique de la structure sociale,
le désintéressement à la chose politique, le malaise général qui envahit la masse des
citoyens, et, tout récemment, il est apparu d’autres phénomènes sociaux telles que la
pression syndicale ou politique, les grèves, etc…
D’une manière générale, l’on constate que ce type de problèmes- connus ou méconnus
des responsables- n’est pas la priorité voire représente une quantité négligeable sinon
n’est d’aucun intérêt dans la batterie d’actions d’améliorations de la situation générale.
L’on constate, enfin, que les sciences sociales qui ont pour objet, l’étude de ces
phénomènes sociaux ne sont que peu introduites dans nos institutions publiques et
politiques et, dans la majorité des cas, utilisées à des fins purement administratives.
Quel pourrait être l’intérêt de ces études dans la vie en société ? D’une manière
générale, c’est l’amélioration des conditions de travail, de l’organisation de la vie dans
la société ou, enfin, une connaissance réelle de la société où l’on vit.
Dans notre cas, cette amélioration peut être vue sous deux angles différents, à
savoir, tout d’abord, permettre une action directe sur les problèmes sur la base des
données réelles et pratiques (comme pour les problèmes techniques où l’on constate
qu’avant de décider d’investissements ou de correction, le cas est étudié, décortiqué,
analysé…) et, secundo, préparer une littérature scientifique sur des problèmes pas
encore étudiés et qui sera la base d’actions globales sur le long terme.
Pour donner vie à notre communauté politique et lui apporter les moyens de sa
mission, il est nécessaire d'en définir clairement les règles de fonctionnement ainsi que
les droits et les obligations de chacun de ses membres.
En conclusion, que n’avons-nous pas entendu, comme remarques, parfois très
proches de la réalité telles que l’absence ou le manque de motivation des gens,
l’indiscipline, l’absence de coordination, l’absentéisme…Heureusement toutes ces
remarques sont toujours à un stade de constat tendant à améliorer la situation de nos
institutions administratives, économiques ou politiques,

