Par OULHASSI Mohamed
L’Algérie est en phase de devenir un maitre de l’industrie sidérurgique et métallurgique africaine. Qui l’aurait dit ou cru, il y a seulement une dizaine d’années ! Tous les efforts étaient concentrés sur le complexe sidérurgique d’El Hadjar dont les installations sont devenus obsolètes, de même que le minerai de l’Ouenza commence à s’appauvrir d’où les grandes importations de produits sidérurgiques avec ce que celà sous-entend comme énormes dépenses en devises sonnantes et trébuchantes.
La mine de Gara Djebilet est une mine de fer située à Tindouf en Algérie, entrée en exploitation en juillet 2022 ; elle est l’une des plus grandes mines de fer dans le monde. Ses réserves sont estimées à 3,5 milliards de tonnes, dont 1,7 milliard de tonnes sont exploitables1.
La mine de Gara Djebilet a été découverte en 1952.La production du minerai de Gara Djebilet démarre en 2022 avec un résultat attendu d’environ 3 millions de tonnes par an entre (2022-2025), et 40 à 50 millions de tonnes par an ,à partir de 2026
La mise en valeur de la mine de Gara-Djebilet a, cependant, été envisagée par l’Algérie et le Maroc le 15 juin 1972, ou l’on a vu la signature d’une convention entre les deux pays. Cette convention n’a pas été mise en application bien qu’il fut prévu le lancement de la production dans cette mine algérienne et de transporter le fer à travers le Maroc par son accès à l’océan.
Ce n’est, donc, qu’après, environ cinquante ans, soit le 12 mars 2017, que l’Entreprise Nationale de Fer et de l’Acier (Feraal) signe avec l’entreprise chinoise d’équipement et engineering (Sinosteel) un protocole d’accord de réalisation des études de faisabilité pour le développement du gisement. elle est l’une des plus grandes mines de fer dans le monde. Ses réserves sont estimées à 3,5 milliards de tonnes, dont 1,7 milliard de tonnes sont exploitables .
Certains experts ont douté de la rentabilité du projet, Gara Djebilet se caractérisant par une forte teneur en phosphore présent dans le fer, nécessitant pour obtenir un minerai de qualité, une opération dite de déphosphoration, qui est coûteuse et complexe .
Le contrat inclut également, la réalisation par des centres de recherche chinois des essais de déphosphoration et d’enrichissement sur quatre procédés différents. Les laboratoires algériens ont pu atteindre en 2015 un taux de déphosphoration avoisinant 0,1 % Son exploitation est officialisée Le gisement de Gara Djebilet s’étend sur plus de 131 km , ses réserves exploitables sont estimées à 2 milliards de tonnes de minerai avec une teneur de 58,57 % de fer.
« Selon le Groupe industriel minier (Sonarem), le projet intégré du gisement de Gara Djebilet qui devrait contribuer à la création de 25.000 emplois directs et de 125.000 emplois indirects, verra l’édification de structures d’habitation et sociales, dont celles relatives à la ville minière de Gara Djebilet », précise l’APS. Ce projet permettra à l’Algérie d’économiser quelques 3 milliards de dollars d’importation du fer.
D’autre part,le président de la République M. Abdelmadjid Tebboune a procédé, jeudi à Tindouf, à la pose de la première pierre du projet de la voie ferrée Bechar-Tindouf-Gara Djebilet, longue de 950 km, dans le cadre de sa visite de travail dans la wilaya.
Un projet de la voie ferrée Bechar-Tindouf-Gara Djebilet sur plus de 950KM, a également été lancé. « Ce projet de rail s’étend sur 950 km et constitue l’épine dorsale du transport de marchandises et de minerai vers les installations industrielles. Les délais de réalisation de ce mégaprojet stratégique, fixés à 30 mois.
La voie ferrée Bechar-Tindouf-Gara Djebilet, qui revêt une importance capitale, ouvre de larges perspectives au développement et à l’exploitation des potentialités minières de la région, à travers la valorisation de l’une de grandes mines de fer au monde.
Ce projet de rail s’étend sur 950 km constitue l’épine dorsale du transport de marchandises et de minerai vers les installations industrielles et les ports couverts par le réseau national de chemins de fer.
Cette ligne ferroviaire minière de l’Ouest, qui permettra d’acheminer plus de 140 tonnes de minerai de fer quotidiennement du gisement de Gara-Djebilet, constitue la boucle principale de transport minier devant relier le gisement du Gara-Djebilet à la ligne ferroviaire Bechar-Oran, en passant par les régions d’Abadla, Tabelbala, Hammaguir, Hassi Khebi, Oum Lassel et Tindouf.
Inscrit au titre des orientations de l’Etat portant valorisation des richesses minières dans la wilaya de Tindouf, porte de l’Algérie sur l’Afrique de l’Ouest, le projet de réalisation de cette voie ferrée devra donner une impulsion à la dynamique de développement dans la région à travers l’exploitation et le transport du produit du fer de Gara-Djebilet (140 km Sud de Tindouf) vers les installations industrielles, ont souligné des cadres des secteurs de l’Energie et des Mines, des Travaux-publics et du Commerce, approchés par l’APS.
Pour le secteur des Travaux-publics, ce chemin de fer devant relier, sur un millier de km, la wilaya de Béchar et la région de Gara-Djebilet, « contribuera largement aussi bien à la réduction des coûts de transport du fer depuis le gisement de Gara-Djebilet vers les différentes régions industrielles qu’à la dynamisation du développement local et la relance de l’économie nationale en général ».
« Le projet ferroviaire aura, en outre, un impact positif sur le réseau routier de la région, en contribuant à atténuer le trafic automobile, notamment des véhicules gros tonnages, sur la RN-50, seul axe névralgique reliant les wilayas de Tindouf et Béchar à d’autres destinations du Nord du pays », ont-ils souligné.
L’Algérie, grâce ,ces réalisations gigantesques va rentrer de pieds fermes dans le monde de la sidérurgie et va dégager de grands bénéfices pour le lancement de projets qui l’aideront à sortir du sous-développement économique.
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