Par OULHASSI mOHAMED
La moudjahida Zohra Drif, ex sénatrice et ex vice-présidente du Sénat
Le premier Novembre 1954 est une date illustre dans l’histoire de l’Algérie. Des hommes et des femmes légendaires ont donné sans compensation et beaucoup de dévouement à leur pays ce qu’ils possèdent de plus cher, à savoir le sacrifice de leur proprevie. Les statistiquesmacabres dévoilent des pertes humaines d’un million et demi de morts pendant sept ans et demi d’une guerre disproportionnée ou les algériens perdirent sans rechigner les meilleurs d’eux-mêmes.
Maintenant que le nombre d’années, après les premières évocations du passé,démontrent que rien ne peut être oublié ou efface de la mémoire collective, il estdramatique’ voire tragique ’de constater que des citoyens arrivent à gommer de leur mémoire aussi facilement le passé coloniale qui afait d’eux de vrais êtres inférieurs..
Cependant rien dans lesouvenir de ceux qui ont combattu dans leur jeunesse ou qui ont tout simplement vécu la pire des exactions et injustices n’ont pardonné, sans pourtant en faire un tourment qui gâcherait leur vie.
Les combattants de la liberté ou les moudjahidine refusent cette course contre la montre de ceux qui, contre toute attente, font tout pour accéder à leur désir de changement de nationalité ; Il est vrai qu’il s’agit beaucoup plus de ceux qui sont venus après l’indépendance sans omettre cependant, que cela peut, également, concerner les plus vieux.
Quand on constate le nombre incommensurable de ceux qui courent après la nationalité étrangère,, particulièrement française, on reste ébahi sur l’attitude de ceux qui veulent se débarrasserde leur racine. Quelles que soient les excuses qu’ils soutiennent et, parmi celles-ci,particulièrement les gens qui ont bénéficié de l’argent de l’Algérie à les former à l’étranger avec cette particularité à avoir bénéficié de la post graduation dans les universités algériennes.
Une grande moudjahida, dans une émission télévisée à BERBERE TV, en l’occurrence Zohra Drif,, épouse de Rabah Bitat, homme parmi les six qui déclenchèrent la révolution du premier Novembre 1954,, n’est pas allée avec le dos de la cuillère pour accuser ceux qui ont fait un revirement à cent quatre-vingt degrés par rapport à leurs parents et leurs grands-parents.« ils ne sont pas dignes de leurs parents et de leurs grands-parents » a-t-elle dit « et resteront des français de seconde zone »
Le pays qui nous a colonisé et à sa tête le général De Gaule a nettoyé le plus rapidement possible l’administration représentant les institutions de la république, bref débarrasser tout ce qui rappelle lés traitres qui ont vendu leur pays à l’ennemi allemand et s’est lancé ensuite dans la reconstruction du pays.
Peut-être qu’une opération similaire aurait été difficile à entamer dans notre pays mais, souvenons-nous qu’avec le pouvoir de la ISSABA, on plaça aux plus hautes fonctions des traitres invétérés ne serait-ce que par les liens de leur famille.Pratiquement, tout devient irrémédiablement simple. Qui penserait à mal dans la débandade créée par le régime qui a mis l’Algérie à genoux ?
Le régime qui a succédé à la Issaba introduira-t-il de nouveaux concepts dans l’amour du pays. Alors verra-t-on de nouveaux comportements dans l’attitude de ces algériens par rapport à leur pays.

