OULHASSI Mohamed
Le citoyen algérien est à la croisée des chemins. Depuis quelques mois, rien ne semble augurerd’un meilleur avenir.L’économie du pays malgré certaines tournures ou l’on annonce des exportations hors hydrocarbure, en plus que ces derniersqui connaissent eux-mêmes des hausses appréciables dans les prix, semble ne pas avoir de répercussions directes sur lesoulagement du quotidien deshabitants.
S’il existe malgré tout une forte certitude ou assurance dans la réussite du programme de l’état algérien qui est en en cours d’application, il reste qu’en ce moment tout repose sur la rente pétrolière et ceux qui nous dirigent sonten réel blocage devant les évènements qui s’ensuivent. La crise est forte et est suivie par l’effondrement deparamètres de gestion. Les mois et les semaines passent sans qu’il ne soit relevé d’améliorations dans la situation générale. Malgré les moyens mis pour attirer les investisseurs étrangersdans le cadre de ce qui est appelé en jargon économique « les investissements directs » très peu de monde est arrivé.
Le pouvoir d’achat est en continuelle perte de vitesse par rapport aux besoins vitaux de chaque famille pour ne pas dire chaque citoyen. Le SMIG qui était une référence pour assurer le minimum vital est devenu une grandeursans aucune indication ni signification. Il va falloir jongler avec les prix pour tout juste se suffire de très peu. Où sont les contrôles des prix ? Où est l’administration du commerce seule institution, semble-t-il, à même de réguler le marché ?
Le citoyen est laissé à la merci d’intermédiaires, mandataires ou commis ayant pour seule religion la réalisation du plus grand profit possible en dehors des règles contrôlant le marché. La situation est d’autant plus grave que rien ne laisse deviner qu’une action de normalisation va être entamée par les autorités. Bien au contraire, on a même assisté à des échanges entre responsables où chacun rejetait la balle sur l’autre pour se disculper.
C’est, donc, dans cescirconstances où, le moins que l’on puisse dire, est que ce ne sont pas les normes managériales ou coercitives qui sont mises en œuvre pour aider ceux qui se débattent dans le dénuement et les pénuries qu’une nouvelle colportée par les médias est venue assommer des millions de citoyens.L’année 2022 sera très difficile. Des augmentations sont enregistrées dans plusieurs secteurs. …
Quels taux seront appliqués ? La loi avec les nouvelles élections de l’assemblée nationale sera-t-elle plus favorable aux classes populaires, façon de dire que ceux qui seront élus ne suivraient plus des dirigeants qui n’auraient dans leur désir, à l’image des anciens dirigeants ;qu’appauvrir leur peuple et s’offrir toutes les richesses qui sont permises par le pays ?Verrait-t-on passer des lois anti populaires comme ce fut le cas sous le régime Bouteflika avec le grand espoir que des hommes sans foi niloi n’auraient plus leur place en Algérie !?
Toujours est-il que la nouvelle Algérie reste un souhait attendu par des millions d’algériens. Les traitresque le hiraka balayés de toutes ses forces seront certainement ensevelis sous les décombres de la honte et du déshonneur. Alors, verra-t-on revenir l’espoir que tous attendent à savoir sortir des griffes de commerçants sans vergogne. Néanmoins tout porte à croire qu’il existe au-delà de toute appréhension un certain espoir de sortir de l’ornière à savoir la maitrise de prix du lait et de certains autres produits.

