Par OUFELLA Achour
L’ambiance est à la fête. Car il s’agit d’une ‘‘exposition philatélique virtuelle à un cadre’’ organisée par l’Etat libre d’Orange sous les auspices de la fédération philatélique d’Afrique du Sud. Un pays qui s’accroche depuis des lustres au plus haut niveau international, où la pratique de ce hobby s’inspire avec le plus de ferveur respectueuse que d’ostentation.
En Algérie, cette formule apparue en plein pandémie du COVID, a été expérimentée ici et là avec plus au moins de bonheuret de succèsmesuré. Rien n’était pourtant gagné d’avance, et avant sa tenue, un climat de fébrilité régnait du côté des participants comme du jury dont c’était la première. «Le but était de donner les bonnes méthodes, mais aussi d’échanger autour des pratiques propres aux directives et règlements FIP (Fédération Internationale de Philatélie). On a davantage pris en compte ce qui se fait de mieuxailleurs et souligné des manques comme l’absence d’objectifs clairs, de documents cadres et d’organisation.» Indique-t-on dans les milieux du jury.
N’empêche, l’émergence dans ce domaine, aussi bien des exposants nationaux que ceux établis à l’étranger (Belgique, France, Indonésie et Royaume-Uni) ont atteint des reliefs inconnus jusque-là, en interne. Nous ne sommes plus à l’an 0 (zéro) d’une philatélie incluse, des choses ont progressé ces dernières années avec le soutien des pouvoirs publics, au moins pour ce qui est des exhibitions historiques.
Aujourd’hui, à travers le monde comme dans notre pays, ce procédé alternatif, fondé sur une base non discriminatoire et illimitée, recueille à la fois de l’adhésion et de la sympathie. C’est d’ailleurs devenu une coutume : ces événements sont un passage obligé, non seulement pour les collectionneurs, mais aussi les professionnels qui, en l’espace de quelques jours vont entrer en contact, les uns avec les autres, quand bien même à distance.
En ce début d’été 2023, l’exposition titrée ‘‘Le vol blanc’’ (classe thématique déjà primée au niveau national) conçue par M.L.B un jeune philatéliste de Bordj-Bou-arreridj(la compétition dans le sang)relèvera les challenges au pays de Madiba.
Pour la fin, je laisse le soin au lecteur d’apprécier les incipits de l’admirable introduction sur le sujet : « Selon le colombophile (Sahib al hamâm), les colombidés se répartissent en plusieurs catégories : les sauvages (wahshî), les domestiques (ahli), ceux d’élevage ou fuyards (buyûtî) et ceux des roches ou bisets (tûrânî). Tout oiseau qui est connu vivre en couple, pour la beauté de sa voix, son roucoulement, ses plaintes, ses refrains (tarjî) est un colombidé… (sources : le cadi et la mouche de Jâhiz)
Bon vent à notre ami.

