Par GuetmiBachir , architecte
Cet Aïd a été très lourd de conséquence pour la bourse des pères de familles algériennes, surtout les plus nombreuses généralement plus démunies. La cherté du mouton a attient des sommes faramineuses à tel point que beaucoup de gens ont préféré acheter des gigots de viande à la place du sacrifice d’une bête, conformément à la tradition musulmane.
Le prix d’un mouton moyen a attient la valeur de trois fois le SMIG. Cette somme demande une longue période d’économie afin de pouvoir accomplir ce rite. L’argument des vendeurs sur la hausse des prix s’appuie sur la demande et l’offre du marché. Certes les dernières pluies ont fait pousser tardivement beaucoup plus d’herbes de pâturages, permettant aux éleveurs garder les brebis dans le but de multiplier le cheptel.
L’occasion est alors donnée aux spéculateurs sans scrupule, pour en tirer le maximum de profits sur le dos de pauvres citoyens démunis. La complicité des éleveurs n’est pas moindre ; en vendant la totalité de leur produit à ces commerçants occasionnels, afin d’éviter les tracasseries de vente, donne le monopole du commerce de ce produit a des gens riches avides rendant la fête un calvaire. La mobilité du téléphone permet à ces énergumènes de tisser une toile spéculatrice, contre le peuple. Le phénomène ne s’arrête pas là, car le coup de grâce vient des bouchers devenus vendeurs des pièces de moutons encore plus chers.
En réalité ces marchands non règlementaires ne sont que des voleurs aux yeux des lois et des fouteurs de troubles, car ils sont démunis de registres de commerces, donc ils ne payent pas d’impôts, par leur action, ils pratiquent le monopole et deviennent une organisation de malfaiteurs en dictant entre eux les prix de vente par appels téléphoniques.
D’ailleurs cette forme de pratique est devenue monnaies courantes pour certains produits de haute consommations. Cette période de piété est devenue un calvaire cette année pour la majorité de la population. Il est inconcevable que le prix de revient d’un kilo pur de viande atteigne cinq ou six fois sa somme dans les boucheries en temps normal. Ce comportement criminel de tous ces spéculateurs au nom de la liberté du marché devenu inacceptable doit être pris en considération par l’état, afin de lui éviter des critiques gratuites, alors qu’il lui suffit un contrôle légiféré (vent par pesée de la bête).
Bravo à ceux qui ont sacrifié leur fête pour nettoyer la ville de Guelma. Bravo à l’initiateur de cette idée. Bravo à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à cette action noble et civique. Tous les remercîments pour ceux qui ont bien accomplis ce travail. Les bénéfices de ce geste sont incalculables, car c’est une forme d’éducation de la société et de l’individu sans tracasserie de leçon complexant.
C’est aussi un acte de présence de l’état ou serrai-il encore mieux par les collectivités locales. Il est évidant que Le coté sanitaire est plus important. On peut ajouter à cette initiative un coté économique par la création des lieux d’abatage adéquats, afin contrôler la santé des bêtes ; de rendre la collecte des rejets facile et le réassemblage et la protection des peaux afin de les mettre dans le circuit industriel.

