Un algérien surdeux parlerait le Français.

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 Par Achour OUFELLA.

L’Algérie constituerait la seconde communauté francophone dans le monde, avec environ 16 millions de locuteurs : un Algérien sur deux parlerait le Français (Rapport de l’OIF, Le français dans le monde, 2006-2007).
Le débat sur le sujet est nécessaire et légitime. Mais la question fondamentale se situe peut-être ailleurs : c’est celle de nos choix en tant que locuteurs ou scripteurs, donc en tant que personnes qui parlent et qui écrivent. Lorsque nous utilisons cette langue, en l’occurrence dans notre quotidien.
Pour ce faire, les algériennes et les algériens, surtout les nationauxappartenant aux précédentes générations, n’ont pas besoin de forcer leur nature.Cela n’occupe pas un plein-temps, mais leur donne une responsabilité sociale et lesarrime aux groupes multilingues, chez nous comme sur toute la planète.
Depuis le temps où l’on prêtait un avenir sombre à la langue de Durkheim, en Algérie, le butin de guerre est resté intact, jalousement gardé. Quand bien même talonnée par d’autres projets qui pointent à l’horizon.
Parmi les principaux pays contributeurs à la promotion de la littérature d’expression française, sur le vieux continent ou dans le monde arabe, le désormais géant africain est le plus allant. Sans doute pas un hasard, l’admission à l’académie française, de l’écrivaine AssiaDjebar (1936- 2015), élue à l’unanimité, le 16 juin 2005 par 6 voix sur 6. N’en déplaise aux aigris.
Dans la mère patrie, les textes officiels garantissentle pluralisme linguistique des médias, un espace inconditionnel de liberté pour exprimer des besoins universels. Et il  faut s’en féliciter.
Pour les mots de la fins, un duo de ‘‘perles’’,tenant de la ‘‘novlangue française typiquement locale’’ qui impriment très forts dans l’esprit de nos concitoyens. Parfois c’est rigolo, parfois c’est vachard. Mais cela répond à un but précis, celui de faire de l’audience.Lapremière amusante par bien des côtés, est archi-connue : ‘‘comme il a dit lui’’ pour signifier comme qui dirait [Déformation de comme il faudrait dire].
La deuxième abusivement (voire injustement)déclinée : ‘‘ de niveau ardoise’’, en référence à l’ardoise, le support déployé dans le procédé La Martinière dont certains individus ignorent jusqu’à l’existence. Son objectif  est souvent d’ordre évaluatif (ce n’est pas un apprentissage). Alors que l’expression consacrée est : «de niveau bac à sable».

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