Par Oulhassi Mohamed
Quelques années plus tôt,le problème ne se posait paslorsqu’on voulait connaitrel’appartenance des terres ou fermes agricoles. Celles-ci , évidemment, et pour les plus grandes d’entre elles, était la propriété de l’état.
La production y étaient organisées selon une vision beaucoup plus proche de ce qui se préparait comme mots d’ordre dans les officines du parti uniquequ’obeissant à des règles économiques qui respecent toutes les données qui permettent la réalisation de meilleures exploitations dans des créneaux bénéfiques pouvant engendrer la création de richesses.
Loin de considérer que cet état constituait une imperfection ou d’ailleurs un modèle fiable. Les études de spécialistes en ce domaine sont mieux indiquées. Le but de cette enquêté est plutôt de s’interroger sur cette forme d’abandon qui semble se généraliser en milieu agricole car, comme on vient de le signaler, la différenceentre deux époques très proches l’une de l’autre, c’est que pour la première’ avant 1988) le propriétaire était connu et pour la seconde (après 1988) bien que théoriquement rien ne laisse supposer le contraire, le propriétaire est absent.
Son absence peut se constater de diverses manières. Mais ce qu’il faut surtout retenir ce sont ces paysages désolés, cette terre envahie par des mauvaises herbes, ces vergers mal entretenus, ces maisonnettes ou chateaux en ruine. Pour qui n’a jamais visité notre pays, peut être penserait-il qu’il vient de sortir d’une guerre de cent ans, il sera eme sur de » son idéeau vu de l’absence de population. Pas âme qui vive.
Dréan, besbes, Zrizer, Ben M’hidi…
Votre randonnée ne se passe pas n’ importe où. La région constituait l’UN des bastions les plus fermement défendus par le colonialisme. Sa richesse se mesurait en milliers de tonnes d’agrumes, de raisins de table, de vins, de cultures industrielles telles que le coton, le tabac ou la tomate industrielle. Des générations s’y sont enrichies.
Il serait incroyable que les comportements constatés ailleurs dans les autres activités ne soient pas présents dans e monde agricole. L’enrichissement sans effort est en passe de se généraliser.
Récolter un fruit sans procéder aux opérations nécessaires à sa croissance n’est pas important. Tout se vend.
L’installation de poulaillers en plein centre de terres irrigables laissées en jachère importe peu étant donné que les revenus ne vont pas etre touchés.
La reconversion de la productio, en ne tenant pas compte des caractéristiques des terres se fera en fonction des variétés qui nécessitent le moins de soins et d’entreties.
Tout ceci entraine la désertion des exploitations par les soit disant propriétaires occupés ailleurs qui par un petit élevage,, qui par un garage de tôlerie, qui par l’exploitation d’un taxi ou d’un café. Le malheur, c’est que tout se passe naturellement. Parfois avec l’aide et la responsabilité de l’administration. Comment a-t-on permis à un financier de gérer un café à l’intérieur même de bâtiment agricole alors que du matériel ne tourne pas ou être stocké contre les intempéries ?
Peut-être viendra le jour ou des explications plus claires logiques et dénuées de tout sentiment nous éclaireront sur un massacreque des générations entières en auront à supporter les conséquences.
Il ne s’agit pas de n’importe quelles terres ou domainesqui ont fait l’objet de notre visite..
Qu’en est-il des terres de moindre importance ou de celles qu’on prétend mettre en valeur ? Pourtant, notre enquete ne s’est basée que su des constats.
Notre pays aura beaucoup plus de malà remette une production mais aussi à réorganiser ces fermes selon les besoins nouveaux de notre économie Des mentalités de « trabendistes »peuplent nos cadres de référence. Un ingénieur agronome se confiant disait ‘’si on me donne un acte de propriété de la parcelle qui me revient, je la vendrai sans réfléchir. J’achèterai une camionnette, un tracteur et une remorque. Mon métier sera mandataire.
Que dira, alors, un simple paysan ?

