Par OULHASSI Mohamed
Tout à fait au début, El Hadjar était un lieu -dit. C’était un village de la plaine d’Annaba très riche par ses plantations agricoles et connu par ses nombreux ouvriers agricoles qui venaient des coins limitrophes ou lointains dans les fermes appartenant aux colons pour accomplir leurs peines comme internés sous haute garde de l’administration pénitentiaire
Puis vint la période de la prospérité dans les premières années de l’indépendance. On y construisit une usine sidérurgique de tout premier plan. C’est le complexe sidérurgique d’El Hadjar. Ainsi donna-t-il son nom au mastodonte de la sidérurgie algérienne que devint le complexe du fer et de l’acier.
Bon an mal an et avec la détermination et le courage d’hommes volontaires et de bonne volonté, il devint une ville qui attira beaucoup de monde de toutes les régions du pays aussi bien des ingénieurs, des techniciens que d’ouvriers. Les années soixante-dix virent l’accomplissement de merveilles au plan de l’économie et du développement industriel.
Rien que pour le complexe d’El Hadjar, le nombre de travailleurs avoisina les vingt milles. Il faut alors compter également des milliers d’autres travailleurs que dénombrèrent les autres entreprises publiques ou privées ou tout simplement des investisseurs hétéroclites dans des domaines variées qui constituent dans la réalité des dizaines recruteurs de mains d’œuvres dans différentes spécialités…
Toute cette panoplie d’ouvriers et de cadres qui peuplèrent la ville d’El Hadjar pendant des années finirent par s’estomper au fur et à mesure de la crise qui toucha tous les secteurs d’activités avec la crise économique qui vit la disparition de dizaines de sociétés mais également la réduction draconienne des effectifs du complexe sidérurgique.
C’est l’ère du chomage avec ce qu’il entraine comme maux sociaux. On peut citer des exemples de criminalité, de désintégration familiale, de toxicomanie…
Monsieur Ali Aoun, ministre de l’industrie et de la production pharmaceutique a évoqué lors de visite à Annaba la relance du complexe sidérurgique mettant l’accent sur la mobilisation des travailleurs des cadres et du partenaire social.
Peut-être alors, du fait de ses effets d’entrainement, on verra tous les autres secteurs suivre et enfin revivre la période de prospérité de la région

