Par OULHASSI Mohamed
Arriverait-on un jour à maitriser les prix qui découlent de l’exercice de certaines activités qui semblent déborder de tout cadre réglementaire et se suffire de leur propre règle sans aucun respect pour les lois de la république ?
Il n’est nul besoin de chercher ailleurs ce qui est apparent dans toute sa splendeur ! Nous allons essayer de parler des métiers de transport tels que les taxieurs et le transport en commun, les toubibs et les métiers du bâtiment comme les maçons, les plombiers et les électriciens
A vrai dire, il reste beaucoup de fonctions à citer, tels que les mécaniciens et autres bouchers ou marchands de légumes. Mais suffisons-nous de quelques exemples qui reflètent la mauvaise situation dans laquelle végètent nos consommateurs.
Mais d’abord, pourrait-on parler d’un profil du consommateur ? En Algérie la part des personnes âgées augmente. Selon les statistiques la moyenne d’âge en Algérie est d’environ 29 ans. En moyenne, il y a entre 4,5 et 5 personnes par ménage. En 2022, 74,8% des Algériens vivent en zone urbaine. Les villes principales sont Alger, Oran, Constantine et Annaba. La partie nord, proche du littoral, est plus dense que le centre et le sud du pays. Le niveau d’éducation en Algérie était estimé comme l’un des plus mauvais dans le monde selon l’OCDE mais il s’est récemment amélioré.
En 2020, selon la banque mondiale le PIB par habitant est d’environ 11.324,2 USD, Le salaire mensuel moyen est estimé à 40.000 dinars. Les dernières données disponibles sur la consommation privée montrent une diminution de 6,4% d’une année sur l’autre à la fin de 2020.
Il est bien, également, de parler du comportement de consommation. Généralement, la consommation est déterminée par le prix, étant donné que l’organisation des dépenses est importante. Les achats sont souvent réalisés auprès de petits détaillants, même si les supermarchés se développent.
Toutefois dans les grandes villes on peut trouver des centres commerciaux. La crédibilité des consommateurs n’est pas au beau fixe étant donné les pénuries alimentaires et leur impact négatif sur la confiance de ceux-ci. Les consommateurs sont de plus en plus attirés par des moyens d’achat plus simple et plus rapide. Cependant, les paiements en ligne sont encore délaissés au profit des paiements en liquide réalisés après la commande.
Après ce tour d’horizon sur le profil du consommateur et de son comportement – bien qu’on n’ait pu toucher que superficiellement à cette grave et épineuse question– il est bien évident que, rétrospectivement, tout démontre que dans les conditions qui découlent des problèmes inhérents à la confusion qui règne dans nos commerces, il existe également des agissements graves qui entrainent le pourrissement des situations.
A ce titre, quelles explications donner à des agissements, on ne peut mieux graves, qui reflètent les pratiques usitées par des supposés commerçants dont la cible reste le citoyen dans tout ce qui peut rapporter un plus à leur rapacité ! Ainsi en est-il des exemples qu’on a cités précédemment et qu’on abordera dans la suite de notre article.
Qu’en est-il des notes des taxieurs qu’ils pratiquent à tout va à des clients obligés de recourir à leur service pour leur déplacement? Dans la ville d’Annaba, les taxieurs sont maitres de leur destin ! Jamais l’administration n’est arrivée à généraliser l’utilisation des compteurs dits kilométriques qui déterminent le prix d’une course en taxi, appelés aussi taximètres
Le taximètre calcule automatiquement les tarifs en fonction du nombre de kilomètres parcourus pendant le trajet. Persuadés qu’ils sont loin de gagner ce qu’ils doivent amasser comme argent, ils n’ont jamais acceptés d’installer dans leurs voitures le taximètre, allons jusqu’à organiser des grèves et donc avoir gain de cause dans leur revendication ; ce qui représente une victoire contre l’administration qui n’a rien pu faire pour protéger le citoyen.
Constatons que le mouvement des taxieurs a toujours été à leur bénéfice puisque là où il y a eu application des prescriptions régissant le prix des trajets kilométriques, il y a tout simplement abandon pour ne pas dire inapplication de celles-ci par le taxieur qui se détourne sur ce qui l’enrichit le plus.
Pour cet exemple, il n’y a qu’à prendre le cas d’Alger la capitale, ou dans un fort pourcentage des cas, on n’utilise pas le taximètre qui reste boudé malgré son montage dans les taxis, même s’il y a réclamation du passager. La question qui reste posée dans ce cas de figure est qui doit faire respecter la loi pour sauvegarder les intérêts du citoyen ? La réponse coule de source ; l’administration doit être, dans ce cas de figure, forte et à cheval sur tout ce qui empêche l’application des lois.
On peut également identifier ce qui se passe dans le secteur de la santé. Il est vrai que l’Algérie est l’un des rares pays ou le citoyen bénéficie de la médecine gratuite. Cependant, le constat est que cet aspect de la question est escamoté par l’existence d’une médecine privée qui n’est pas toujours imprégnée du même idéal de justice sociale, d’où la grande différence des couts appliqués entre les différents secteurs.
Dans ce cas de figure, le secteur étatique souffre beaucoup du manque de moyens supposé être arrangés dans un but de saboter les efforts de l’Etat, ce qui, automatiquement, pousse les patients à se rabattre sur les officines privées avec ce que cela sous-entend comme couts élevés. Là, pareillement, le patient à faible appointement est affecté dans ses revenus. Ne lui reste alors que le recours à sa famille ou autres hommes de bien pour des déplacements à l’étranger.
Dans ces conditions, il est perceptible que les honoraires doivent être décidés avec tact et mesure, en tenant compte de la réglementation, des actes dispensés ou de circonstances particulières. De même qu’il faut veiller à l’entretien des radios et autres appareillages pour éviter aux patients les dépenses pharamineuses La question à poser est pourquoi les pannes n’existent que dans les hôpitaux étatiques ?!
Si l’on a pris les exemples des absences ou carences des taximètres ainsi que celui du non-respect des honoraires médicaux et de leur impact sur les revenus des citoyens, c’est tout juste pour montrer de façon perceptible qu’il n’est pas facile de maitriser les prix à la consommation face aux méthodes subtiles employées par les détrousseurs et autres cambrioleurs pour ne pas dire picks pockets !
De même qu’il faut rappeler que les métiers du bâtiment fourmillent d’usurpateurs qui ne font que spéculer sur le dos du citoyen comme les maçons, électriciens, plombiers, etc…
On n’aura pas terminé si l’on ne cite pas les fonctions de bouchers ou marchands de légumes…Comme on le constate, le citoyen ou si l’on veut le consommateur algérien n’a pas ou tourner de la tête A vrai dire, il reste beaucoup de fonctions à citer, tels que les mécaniciens et autres Mais suffisons-nous de quelques exemples qui reflètent la mauvaise situation dans laquelle végètent nos consommateurs.
A l’évidence, tout ce qu’on vient d’aborder démontre les difficultés du citoyen à faire face à la cherté de la vie et les obstacles auxquels que rencontrent les institutions étatiques dans leurs missions d’organisation du marché national, ce qui est en effet constitue une responsabilité et un rôle qui ne sont pas de tout repos.

