Par Achour OUFELLA.
Alors que sa durée coure du 18 avril au 18 mai par ce printemps 2024, le “mois du patrimoine“ reprend une nouvelle fois place dans la sphère culturelle nationale. Dans la wilaya de Batna comme partout ailleurs en Algérie, les festivités s’apprêtent déjà à investir les lieux publics. Avec ce que cela compte comme joie et impact sociétal.
Pour la circonstance, la Direction de la culture de la wilaya de Batna a acté, entre autres activité, la tenue d’un salon philatélique, marqueur important de la ville, programmé du 26 au 29 avril 2024 à la Maison de la culture Med Laid El Khalifa.
Cela est parti d’une intention louable de cette batnéènne, ancienne professeure de géographie-histoire dans un lycée, retraitée imbibée de “philatélie-cartophilie“ et habitée par la culture qui va avec. Sans doute sa manière de contribuer à la réussite de la manifestation annuelle et du salon qu’elle appréhende pour la deuxième année de suite, dans la capitale des Aurès, en tant que manager.
Des exposants, une vingtaine au total, (respectivement 4 et 16 pour la parité femmes/hommes) en provenance de 15 wilayate, seront du grand rendez-vous. En plus d’une adolescente de 13 ans, une primo participante qu’on suivra de près. Tant les exemples de précocité dans cette pratique sont peu fréquents. Algérie-poste, l’invitée d’honneur, sera également de la fête, représentée par la Direction de la philatélie.
Les heureux élus d’entre les philatélistes, cartophiles et numismates qui ont obtenu l’honneur qu’on s’intéresse à eux pendant ces quatre belles journées, auront à cœur de se mettre en évidence à travers leurs différentes présentations.
Deux équipes chargées d’animer des ateliers participatifs et une communication en philatélie seront à pied d’œuvre. Après tout, le succès ne vient-il de ce que nous apprenons via de tels échanges.
Des visiteurs, hors des cercles des collectionneurs, spécialement des lycéens et lycéennes avec leurs accompagnateurs, franchiront pour la première fois le seuil de la salle d’exposition.
Dans le fonds, ces loisirs, en dehors des programmes scolaires relèvent d’un désintérêt grandissant de nos jeunes contemporains. Généralement, ils ne les intéressent que le temps d’un salon. Encore que ce genre d’exhibitions qui, naguère, attiraient un grand public, se font rares. Continuons à travailler pour leur promotion.
Bon vent à tous.

