Par OULHASSI Mohamed Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, l’on constate qu’une échéance aussi importante que les élections présidentielles n’est pas suivie par le tapage et le chambardement si connu depuis l’indépendance et dont lesquels excellent les militants à la solde de partis politiques spécialisés dans l’ assoupissement et l’ excitation des citoyens.
C’est dans un calme plat que la nouvelle inhérente à l’organisation des élections présidentielles anticipées le 7 septembre prochain au lieu du 12 décembre 2024,a été lancée par le Président de la république , sans pour autant ne révéler aucune annonce sur son éventuelle candidature pour un second mandat.
Les usages habituelles dans le champ politique algérien durant la période passée, pour ne pas dire l’époque de Bouteflika, ou certains partis politiques occupaient toute la scène faisant la réclame du seul homme qui a failli mourir au pouvoir ont disparu comme l’ont été, d’ailleurs, leurs supporters. Qui ne se souvient de ces créatures qui ont fait détester au peuple tout aussi bien les partis que les idées qu’ils prétendent défendre. Le HIRAC a emporté tout sur son chemin.
Ainsi l’annonce par le Président Teboune des élections anticipées n’a pas donné suite à l’ébullition si connue du temps des usurpateurs dont seuls sont capables les destructeurs et exterminateurs communément appelés les traitres de la nation dont la majorité croupissent encore dans les prisons et qui, assurément, paieront inchaallah de leurs méfaits à la nation
La dernière présidentielle, gagnée par le président Tebboune, avec 58% des voix, empreinte d’une grande abstention, a eu lieu le 12 décembre 2019. Cette élection a mis fin au règne de Bouteflika et sa ISSABA emporté par le HIRAK populaire. La trahison des hommes qui ont conduit la politique la plus odieuse depuis l’indépendance restera gravée à jamais dans la mémoire de la nation algérienne.
Pour le moment, les analyses des médias entourant la décision du Président n’ont pu expliquer les véritables tendances de la décision des présidentielles anticipées. Ce qui revient à dire que les informations données par certains médias restent à vérifier.
Remarquons que certains dirigeants de partis ont plébiscité le Président Teboune pour un deuxième mandat, dont le responsable du mouvement El Bina, Abdelkader Bengrina, qui a annoncé vendredi à Alger, lors de la clôture de la session extraordinaire de son conseil consultatif, le plébiscite de son mouvement pour la candidature d’Abdelmadjid Tebboune à un second mandat présidentiel.
Constatons que l’annonce de l’organisation des élections présidentielles a déjà fait connaitre les principaux candidats dont nous citerons :
Le président sortant Abdelmadjid Tebboune, éligible pour un second mandat, n’a pas encore annoncé s’il comptait se porter à nouveau candidat.
Le 1er mars 2024, Zoubida Assoul, présidente de l’Union pour le changement et le progrès (UCP), a annonce sa candidature à l’élection présidentielle.
Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, a annoncé le 20 avril 2024 la participation de son parti à l’élection présidentielle[ ].
En avril 2024, Belkacem Sahli, président de l’Alliance nationale républicaine (ANR), annonce sa candidature au nom d’un groupe de sept partis créé le 19 avril sous le nom de Groupe des partis pour la stabilité et les réformes. Ce groupe comprend , d’après les informations en circulation, l’ANR, le Parti du renouveau et du développement (PRD), le Front démocratique libre (FDL), le Mouvement national pour la nature et le développement (MNND), le PSN, le Parti républicain progressiste (PRP) et le Mouvement de l’entente nationale (MEN)[9] et selon une autre source, il comprendrait l’ANR, le Parti pour le renouveau et le développement (PRD), le Front du militantisme national (FMN), le Parti algérien vert pour le développement (PAVD), l’Union pour le rassemblement national (URN) et le Mouvement national pour les travailleurs algériens (MNTA)[ .
En mai 2024, le Mouvement Ennahda a également par la voix de son secrétaire général Mohamed Dhouibi, a annonce la participation de la formation politique,
En mai 2024, l’Union des forces démocratiques et sociales, par la voix de son secrétaire général Abderrahmane Salah, annonce la participation de sa formation politique.[
]En mai 2024, dans le cadre de la création d’une « alliance » entre le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND), le Mouvement El Bina et le Front El Moustakbal, le secrétaire général du RND, Mustapha Yahi, précise que l’alliance « proposera un candidat consensuel remplissant les conditions requises, notamment la capacité à préserver les acquis réalisés depuis 2019
Le 24 mai, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) désigne Abdelaali Hassani, président du parti, comme candidat[15].

