Le tatouage.

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Par Achour OUFELLA.

L’été. La saison où les bords de mers invitent à la contemplation des tatouages dissimulés le reste de l’année. Entre petits dessins et figures géométriques bien encrées, le fil du spectacle se perd souvent dans l’abondance et la variété des exemples. C’est désormais la tendance, à travers le monde mais beaucoup moins chez nous, en Algérie.

Ils sont de plus en plus nombreux à se tatouer, des femmes en majorité selon certaines statistiques. Pourtant, jusqu’à la fin des années 1990, cette pratique était le fait de milieux circonscrits et très typés (artistes, athlètes, bourlingueurs, anciens détenus, marins, légionnaires..), de rites tribaux ou encore des traditions ancestrales. Signe, naguère cantonné à des sphères marginales, le tatouage se répand de plus en plus sur la planète et touche presque toutes les franges des populations. De nos jours, Il n’y a plus rien d’indécent, même dans des métiers traditionnellement opposés aux excentricités. Alors que voilà encore quelques années, un tatouage apparent constituait un motif de refus pour une simple sollicitation d’embauche. S’agissant du présent, le droit (tacite) d’être tatoué, est encadré par la réglementation du travail. Par contre, en d’autres corps, les conditions restent plus strictes.

Cet ornement évoque des “problèmes’’ existentiels et tend à partager des réflexions ouvertement. Il marque le plus souvent un deuil, un succès, un chagrin, un souvenir à graver sur la peau pour de bon. C’est à la fois, une forme d’affirmation de soi et le stéréotype d’une culture mondialisée. Même si les religions portées par leurs grandes communautés, ont longtemps combattu cette atteinte au corps.
Innombrables et jeunes, auront été les personnes à s’en ficher pour s’avouer sur le tard être très mal à l’aise avec ça. Il est vrai, gênées aux entournures, par le regard de gens ou dans un cadre professionnel.

Le marché florissant du tatouage peut se targuer d’avoir encore de beaux jours devant lui. Bien au-dessus du marché des “regrets’’ : le “détatouage’’, un acte chèrement négocié, qui se pratique sous contrôle médical.

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