Par OULHASSI Mohamed
Qu’est-ce qui peut exprimer de façon claire et précise le manque d’entretien et l’éparpillement des efforts dans la gestion d’une ville que cette défaillance dans l’aménagement qui est un processus d’amélioration et d’organisation territoriale pour le bénéfice des résidents et leurs activités, incluant les infrastructures, équipements et moyens de communication ?
Mais avant d’aborder les problèmes relevés dans la ville, il est utile de connaitre l’’histoire de sa construction. Annaba est passée par plusieurs étapes dans ses modifications dont celle de « l’emplacement au début du Ve siècle de l’hégire, lorsque la ville « Hippon » a déménagé de l’ancien site, qui s’appelait à l’époque « Zawi City”, puis elle a été érigée à 3 km au nord sur la colline de Sidi Abid Marwan, » ainsi la ville s’appelait la Bona moderne. Le Pays des Annabs”, Surat en 1058AD.
Au début du XVIe siècle après JC la ville est devenue prospère et a une position économique. En 1832, la ville a été occupée par l’armée française. « Le système mis en place par les Français a conduit à la démolition de grandes parties de la vieille ville et à sa reconstruction dans un style moderne dans les façades des bâtiments ».
Parmi les mosquées les plus importantes figurent la mosquée Sidi Boumerwan Al-Sharif, la mosquée Saleh Bey et quelques maisons antiques qui existent encore à ce jour, telles que : Dar Larkash, Dar Al-Benqi, Dar Al-Mandi et Dar Al -Saraya, dont il ne reste que quelques parties.
Nous pensons d’abord donner une représentation succincte de la cité avant d’apporter une image récente de la ville. Il n’est nul besoin de préciser qu’Annaba en théorie est l’une des plus belles villes d’Algérie et qu’elle est la victime de la gestion des hommes qui lui ont fait atteindre le degré de dégradation qu’elle vit présentement.
Il n’est pas dans notre intention de délivrer de bons ou mauvais points, ce qui n’est pas du tout notre rôle. De même que notre but n’est pas de déterminer les causes d’une situation alarmante à tous les points de vue et spécialement sur le plan de l’hygiène. Des hommes rétribués pour cela auront, certainement à rendre compte d’une gestion qu’ils sont les premiers à avoir initié.
Qu’est ce qui exprime le mieux l’état de sous-développement d’un pays ? Quels sont les indicateurs sur lesquels les spécialistes du monde entier se basent pour juger de la force organisationnelle ou si l’on veut, de l’état de santé d’un pays ? Naturellement, en dehors des célèbres paramètres économiques (PNB…) qu’il faut chercher dans des documents statistiques il n’y a pas mieux que les visites sur sites dans les coins et recoins qui donnent et redonnent, on ne peut mieux, l’image exacte de ce qu’est réellement la zone visitée.
Hormis le centre-ville, précisément le cours de la révolution, et quelques quartiers adjacents, il faut dire que les problèmes d’hygiène dans lesquels la ville vit ne sont pas aussi simples. Il faut préciser que la situation de la ville sur ce plan décourage et encourage à faire plus que cela.
Quelle serait l’utilité de l sensibilisation des gens si le ramassage ne se faisait pas à temps et que la cité présente un visage apocalyptique avec stagnation des eaux pendant la saison des pluies nous dit ce vieil infirmier exerçant chez un psychiatre qui regarde avec tristesse le quartier dans lequel il a toujours vécu0
Pour les annabis, le problème de l’hygiène semble plus important que celui de la cherté, Un citoyen m’a dit si jamais au vu de ce qui est vécu on n’arrivera pas à mettre fin à cette lèpre si tous les moyens aussi bien législatifs, humain que matériel avec force exécutoire
Pourquoi en serait-il autrement quand la démission de ceux qui nous dirigent et la fuite en avant dont ils font preuve semble se généraliser à tous les secteurs Mais ? il semble que durant l’année 2023, le Président de l’APCE a , enfin , mis la main à la poche. pour aménagement urbain de la ville. Ce dernier vient d’annoncer que le dernier trimestre de l’exercice 2023 sera caractérisé par le lancement de 4 nouveaux projets de développement d’envergure au niveau de la commune d’Annaba.
Gageons qu’après la finition des travaux, la ville sera plus accueillante et plus propre. En attendant, rien ne semble changer.

