Par OULHASSI Mohamed
Le rationnement est devenu la caractéristique majeure de la distribution d’eau potable. Même si l’on avance que des progrès sont constatés dans une région ou une autre. En ville, dans les agglomérations moyennes ou en zone rurale, la population, bon an, mal an a pris son mal en patience.
La région de Bouchegouf, à l’origine, a toujours été desservie par une source naturelle située à Medjezfa, une commune faisant partie de la Daira. Un certain temps, les habitants furent approvisionnés normalement, avec ce que cela pouvait avoir ce mot comme signification c’est à dire 24 h sur 24 h jusqu’à la moitié des année soixante-dix..
Selon les habitants ; la source de Medjezfa ne peut plus suffire aux besoins grandissants du village et de sa périphérie. Des puits furent creusés, l’un pour le chef-lieu et l’autre pour la gare de Bouchegouf.
Ce ne fut pas la joie lors de la mise en exploitation de ce qui a été présenté comme un début d’amélioration de l’alimentation des ménages en cette précieuse denrée. En fait les gens n’ayant encore connue de pénurie en ces années croyaient( plutôt en l’augmentation du débit d’eau qui était faible. Mal leur en prit. Ils perdirent jusqu’au gout de la bonne saveur d’eau fraiche des sources montagneuses qui, pendant des générations a coulé dans les robinets.
Les sondages pour les deux localités ont été réalisés tout juste à la lisière de l’Oued Seybouse. Les eaux de ce cours sont connues pour leur haut degré de salinité. Penser que les nappes souterraines proches de l’oued peuvent ne pas présenter les mêmes caractéristiques que ceux qui existent à ciel ouvert est une idée qui ne peut pas effleurer les riverains
Il aura fallu, avant d’entamer quoi que ce soit, l’avis des gens, à défaut d’analyses de ce liquide, pour déterminer sa teneur en ses différents composants naturels. Ce qui n’a pas été fait, selon le témoignage d’anciens habitants, vu la course contre la montre pour exécuter des ordres venus d’en haut. La qualité du liquide alimentant des milliers d’habitations plaide pour cette hypothèse.
tout montre, en effet, que l’alimentation de Bouchegouf en eau potable n’a pas obéi à des critères objectifs telle que la qualité. Même si pendant des années plus tard, on décida de l’alimentation à partir de Guelma, rien n’en fut. La plainte des citoyens de la ville de Bouchegouf fut entendue mais point d’amélioration puisque l’eau ramenée de la région de Guelma contient beaucoup de calcaire. Ce qui, en soit, représente une autre source de désagrément aussi bien pour l’homme que pour les conduites elles-mêmes qui sont invariablement hors service du fait de l’accumulation du calcaire dans la tuyauterie ; ce qui entraine automatiquement l’arrêt de la distribution d’eau pendant des jours.
Durant une panne, la population a souffert d’une pénurie qui a duré une dizaine de jours. Allez comprendre le comportement de l’administration face à ces problèmes. L’ADE, pour des raisons aussi bien humaines que matérielles ne peut pas répondre aux doléances des gens d’après un ancien élu.
Les gens se sont rabattus, heureusement pour eux, sur les vendeurs d’eau qui ne chôment pas vu la qualité du produit distribué. Constatons que cette eau dont sont approvisionnés. les gens de la gare de Bouchegouf continue d’être salée.
Des années durant les gens vivent sur des promesses toujours renvoyées aux calendes grecques. « Notre région est riche en eau. Pourquoi ne fait-on rien pour sortir la ville de cette misère ? » me demande un habitant.
En attendant les gens de Bouchegouf continuent à boire « leur » eau qu’un jour un administrateur ou un élu est allé chercher à des endroits connus de tous comme étant soumis à l’influence de l’Oued Seybouse.

