Par OULHASSI Mohamed
La France, comme dans ses habitudes, se considère comme étant dans ses droits dans le conflit qui l’oppose à notre pays depuis des semaines. Pourtant, même étant loin des algarades qui divisent les deux pays, il n’est pas tellement difficile de comprendre que tout découle de la haine accumulée pendant des décennies par la partie française pour des raisons assez connues et dont la principale reste essentiellement la perte du paradis perdu que fut l’Algérie qui a, d’ailleurs, toujours été considérée par l’ex colonisateur comme partie prenante de ses territoires.
L’Algérie, depuis le gouvernement de la IçABA qui s’est installé pour ne pas s’en sortir si ce n’est la grâce de Dieu et des hommes aurait pu s’engouffrer à jamais dans les ténèbres de l’indigence et du dénuement. N’eut été le courage d’hommes intègres et patriotes notre pays n’aurait jamais pu sortir de l’abime dans lequel l’ont placé des traitres à leur patrie.
Aujourd’hui, par exemple, nous constatons que la France fait des pieds et des mains pour engager notre pays dans des adversités et des contraintes fabriqués de toutes pièces pour l’empêtrer dans des problèmes inextricables. Pour comprendre l’antagonisme ou si l’on veut la rivalité entre les deux pays, il faut revenir aux déclarations des hauts responsables Le chef de la diplomatie française a proféré des « doutes » sur la volonté d’Alger de respecter la feuille de route des relations les deux pays, dans lesquelles il considère que le cas de Boualem Sansal relève des préoccupations françaises. « Nous avons en 2022 rédigé une feuille de route, nous tenons à ce (qu’elle) puisse être suivie », a déclaré le ministre des Affaires étrangères sur la radio RTL. »Mais nous observons des postures, des décisions de la part des autorités algériennes qui nous permettent de douter de l’intention des Algériens de se tenir à cette feuille de route. Parce que pour tenir la feuille de route, il faut être deux », a-t-il ajouté.
Le ministre s’est déclaré « comme le président de la République, très préoccupé par le fait que la demande de libération adressée par Boualem Sansal et ses avocats a été rejetée ». »Je suis préoccupé par son état de santé et la France est très attachée à la liberté d’expression, la liberté d’opinion et considère que les raisons qui ont pu conduire les autorités algériennes à l’incarcérer ne sont pas valables », a relevé le ministre.
Boualem Sansal, 75 ans, né d’un père d’origine marocaine et d’une mère algérienne, est incarcéré depuis la mi-novembre pour atteinte à la sûreté de l’Etat et se trouve dans une unité de soins depuis la mi-décembre.
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune avait invoqué pour la première fois l’arrestation de l’écrivain à la mi-novembre à Alger, le désignant d' »menteur » mandaté par la France.
L’intéressé, naturalisé français en 2024, est accusé d’après l’article 87 bis du code pénal, qui sanctionne « comme acte terroriste ou subversif, tout acte visant la sûreté de l’Etat, l’intégrité du territoire, la stabilité et le fonctionnement normal des institutions ».
Alger a retiré son ambassadeur à Paris fin juillet quand le président français Emmanuel Macron a apporté un soutien appuyé aux propositions marocaines concernant le Sahara occidental, avant de se rendre à Rabat fin octobre.
Notons que l’année 2024 est une année qui a vu les problèmes entre les deux pays éclatés vu que la France a tout fait pour les envenimer suite surtout à la reconnaissance du Sahara comme faisant partie du Maroc mais également au débat autour des archives coloniales et des réparations matérielles ainsi que de L’héritage colonial, les enjeux économiques et les frictions diplomatiques marquent une année de nouvelles turbulences entre la France et l’Algérie.

