Par OULHASSI Mohamed
Parler d’un problème aussi grave que la mendicité ou du chômage dans une région qui a perdu des milliers pour ne pas dire des centaines de milliers d’emplois peut s’avérer irrévérencieux voire audacieux. Faut-il se remémorer la fin des années quatre-vingt-dix qui a vu un chamboulement de l’économie algérienne vers une destinée inconnue ou l’on a vu l’assaut et l’agression de tout ce qui rappelait la période fastueuse du Boumediénisme ainsi que la vente à un pays du tiers monde de l’un des complexes industriels qui fit la renommée de la région.
L’Algérie, de nos jours, vit en pleine confiance de retrouver son assurance des années de grandeur et de gloire. Il est vrai que ce qu’avait subi notre économie pendant la période incriminée ne peut se régler avec une baguette magique. Il n’est qu’à se rappeler de la horde de voleurs, de corrompus et de dépravés qui ont failli mener tout un pays vers la ruine. Par respect pour les algériens, on ne va pas évoquer leurs noms. L’ampleur de ce qu’ils ont laissé derrière eux est à elle seule sujette à taire leurs méfaits
A Annaba et sa région,, les mendiants occupent la voie publique, les mosquées, les marchés et là où afflue le public. Les rues et ruelles sont bondées de monde. Quelle est la proportion de mendiants et de chômeurs ? Le désœuvrement constitue.la principale source de ces rassemblements Un phénomène qui tire sa source de la principale cause de l’appauvrissement de la société. Nul ne peut juger ces hommes et femmes qui « courent » derrière un gagne-pain. Parmi eux, on trouve ceux qui tendent leurs mains pour une éventuelle aide ; mais cela peut outrepasser tout entendement ; cela va du vol ou toute autre agression. Allez dire à ces gens ce à quoi ils peuvent s’attendre dans cette vie de dénuement et de dèche !
Il n’est nul besoin de tirer des conclusions ou de discourir sur le type de mendicité qui existe. Singulièrement, la principale source est le chômage. On peut ergoter toute une vie sur le comportement et l’attitude de ceux qui ont choisi cette voie pour en faire un moyen de survie.. La seule réponse est que c’est l’unique moyen de subsister.
Le phénomène de la mendicité, à Annaba, comme dans toute la région, dépasse toute appréciation. En effet, jamais la ville n’a connu un envahissement pareil Ce spectacle navrant comme le disent beaucoup de personnes donne une mauvaise image de la ville. Il n’est pas nécessaire de connaitre l’origine de toute cette multitude. Comme Annaba a toujours été la terre d’accueil de tous ceux qui sont sans emploi, elle reste toujours le lieu d’accueil des chômeurs.
La mendicité est pratiquée généralement, par des femmes qui sont souvent escortées de petits enfants. Pour pratiquer la mendicité, certaines femmes squattent les trottoirs et choisissent, les places publiques de la ville. Combien sont-elles à exercer cette activité dans la wilaya?. Les pouvoirs publics peuvent-ils venir à bout de ce phénomène que par la création de milliers d’emplois ?..
Continuant à être démunie de structures d’accueil, Annaba ne peut qu’offrir ses rues à ces êtres. Chaque jour que Dieu fait ces hommes et femmes, occupent les coins de rue ou déambulent dans tous les quartiers.
L’image de misère qui se dégage du spectacle créé ne peut qu’annuler toutes les beautés qu’offrent la ville A quand un éveil miracle pour mettre fin au calvaire de ces malheureux, purs produits de notre société ?

