Par OULHASSI Mohamed
Il est bien loin le temps où l’on invoquait, en cas de mauvais résultats, la réhabilitation des installations pour cacher ses faiblesses de gestion en recourant à des justifications alambiquées. Combien de réhabilitations a connu ce « mastodonte ? » de l’industrie algérienne pour, soit disant, relancer la production ou remettre les machines en bon état!
Ainsi, de réhabilitation en réhabilitation, l’usine a touché le fond car au lieu d’atteindre la progression ou amélioration voulue on n’a fait qu’affaiblir la marche de l’usine voire ravager ou détériorer les installations et équipements.
Et comme il est connu de tous, on est arrivé à une très mauvaise situation. En effet, que restent-ils des batteries de la cokerie, hauts fourneaux, particulièrement le premier qui a été disloqué, des PMA, laminoirs, acières…
Pour bien comprendre le soit disant sérieux des actions engagées pour la remise en état de la cokerie il n’est qu’à se référer à ces communiqués de presse ou l’on annonça par le syndicat de l’entreprise son arrêt. Ainsi, avait-il été dit que cet ’arrêt a nécessité l’interruption de la ligne du traitement du gaz et des batteries ainsi que l’adaptation du chauffage des fours.
Polonais et russes ont été appelés à la rescousse pour le remplacement des batteries de la cokerie..Pas moins de 20 millions d’euros ont été nécessaires pour financer cette réparation qui durera un an.
Entre temps, les quelque 300 charbonniers, dont une partie restera sur place pour assurer des missions d’entretien et de maintenance, seront affectés à d’autres unités du complexe tout en gardant leur statut.
Tout cet argent dépensé dans l’appel aux polonais et russes ainsi qu’aux frais nécessaires à l’achat des équipements neufs a-t-il donné des résultats probants ?
Il est malheureux de dire que tout ceci a débouché sur un résultat très inattendu qui est la fermeture définitive de la cokerie avec les conséquences connues qui sont l’importation de coke pour l’élaboration de la fonte.
La fonte est nécessaire à l’élaboration de l’acier dans les aciéries à oxygène .Notons qu’il se trouve dans le complexe d’El Hadjar deux aciéries à oxygène et une aciérie électrique
Les deux aciéries à oxygène, la numéro 1 et la numéro 2, élaborent pour l’une des brames nécessaires à la fabrication de la tôle et pour l’autre la fabrication de billettes qui sont transformées en ronds à béton et fils machines selon les nuances d’aciers.
Quant à l’aciérie électrique, elle est spécialisée dans l’élaboration de lingots destinés à la tuberie sans soudure pour la fabrication de tubes.
Sans rentrer dans les détails, nous constatons que le complexe traverse une période très hasardeuse de son existence. Fermeture des deux batteries de la cokerie, une seule ligne de la préparation matière et agglomérés qui reste en production, arrêt du haut fourneau n°1, faiblesse et/ou effondrement générale de la production.
Aux niveaux des autres ateliers tels que les laminoirs, les aciéries et : par-dessus tout, ,le départ des meilleurs cadres, de la maitrise et des ouvriers dans le cadre de départs volontaires faits à la hâte, pour diverses raisons, a profondément enfoncé l’usine dans une zone de turbulence dangereuse
. La preuve ? L’instabilité des équipes dirigeantes désignées pour la gestion de l’usine.

