Par OULHASSI Mohamed
Les vaches errantes de Sidi Amar continuent à renverser les poubelles et à éventrer
les sacs d’ordures sur les trottoirs, transformant les rues en dépotoirs. Si le piéton ne
fait pas attention, ses chaussures peuvent s’enfoncer dans de la bouse chaude
malodorante.
Pourquoi la persistance d’une telle situation? Existerait-il un cartel de puissants
éleveurs de bovins qui risquerait de bloquer la voie pour l’accession à l’APC? Quelles
explications pour ce laisser-faire qui dure, malgré les promesses des autorités de la
wilaya?
Le recours à la construction d’abris pour poubelles est-il la seule solution ? Le
sentiment d’impunité de ces » éleveurs de cheptels divers qui envahissent les cités
reste inexpliqué.
Sidi Amar abrite le complexe sidérurgique et le rectorat de l’université d’Annaba.
D’autres sièges de grandes entreprises s’y trouvent. Ceci pour dire que ce n’est pas
un village perdu dans l’Algérie profonde pour qu’il soit abandonné par ses
responsables à des troubles fêtes qui n’ont pas leur place pour l’élevage d’animaux
dans une ville importante.
Notons qu’il existe un commissariat de police et une brigade de gendarmerie. Les
responsables ou élus ont toute la latitude de recourir à ces forces de la loi pour
mettre en place des dispositions essentielles et obligatoires pour l’imposition de
règles et de moyens pour mener à bien leurs missions. Qu’attendent-ils pour faire
valoir les droits du citoyen à une vie meilleure ?
Sont-ce des vaches sacrées qui ne leur restent alors qu’à être adorées par la
population comme cela se fait en Inde ? S’agit-il d’une omerta qui guide tous les
responsables à éviter cette question ? Mais à ce moment qui est derrière cette
énigme ? il est vrai qu’on a constaté des propriétaires de ces animaux devant les
barreaux de tribunaux mais ils y reviennent toujours, ce qui revient à dire qu’il
n’existe pas de dissuasion véritable dans la prise en charge des problèmes.
D’ailleurs la remarque à faire sur ces présentations devant les tribunaux est que ces
éleveurs de la dernière heure n’ont aucune crainte de la justice. Dès le lendemain
du passage à la barre, ils se réapproprient les lieux. Allez comprendre ces attitudes
et comportements ! Mais cela ne peut être dû qu’à ’une entente entre les
« éleveurs » et des responsables qui leur facilitent l’invasion de la ville.
Jusqu’à quand va-t’en souffrir de la présence de ces bêtes dans notre ville ? Est-ce
uniquement du aux responsables de la commune ? Il est évident que cela incombe
également à toutes les autres institutions telles, par exemple, la Daïra. Mais, il est
important de dire qu’il n’y a pas uniquement l’envahissement de la ville par les bêtes
de la cité !!

