Par OULHASSI Mohamed
Si les sociétés industrielles, contrairement à celles dites traditionnelles, se caractérisent par la complexité des structures sociales, il n’est pas dit qu’elles sont dépourvues de valeurs traditionnelles.
Au lendemain de la deuxième guerre mondiale, des études aux états unis, ont fait ressortir que les messages véhiculés par les médias n’atteignent leurs objectifs que s’ils sont ben relayés par les chefs ou transmis sous la forme la mieux adaptée par les gens, c’est à dire la discussion face à face.
Bien que depuis cette date les moyens d’information ont atteint un stade d’avancement sur les plans quantitatifs et qualitatifs redoutables, les traces des quelques comportements sont toujours vivants. Ceci pour les pays développés Maintenant qu’en est-il des sociétés comme la nôtre qui se distinguent par la simplicité des structures sociales ou les rôles très limités sont parcimonieusement distribués , en général, détenus par les mêmes personnages ? Dire que c’est la culture orale qui fait et défait les opinions n’est pas une découverte. Aussi crédible peuvent être les médias, ils n’arriveraient jamais à faire passer leurs messages et influer sur l’opinion s’ils ne sont explicitement suivis par les notables.
Il n’est qu’à prendre les exemples des actes terroristes que la presse a pourtant couverts de manière assez conséquente. Les analyses, reportages ou autre information qui y sont liées sont simplement gommés et retournés contre leur auteur. Et de quelle manière !
En tout cas les responsables sont désignés avec toute l’armada d’informations relatives au pourquoi des assassinats. Les explications sont tellement vraies que certaines preuves parmi les plus formelles se sont mises à tendre une oreille intéressée. Le champ d’action de cette information Under grounds n’a pas de limite. Les scoops colportés peuvent n’avoir de vraies que la démesure.et l’irrationalité.
Pourtant tout y passe chez l’opinion et le message est bien reçu. On a longtemps ignoré les profondeurs des relations qui se sont tissées entre les membres de notre société pour ne les découvrir qu’avec les bouleversements entrainés par Octobre 88. Ce gouvernement dont le caractère n’exprime en réalité que le vrai visage des tréfonds de notre société a été qualifié un certain moment de spontané par les journaux de cette époque ainsi que par les autres moyens d’information
Tout au plus existaient ils quelques voix qui se distinguèrent de la voie tracée. L’histoire dira que le peu de crédibilité qu’avaient les médias au sein de l’opinion algérienne disparut à jamais de la télévision qui diffusait des animaux du monde alors que des manifestations sanglantes se déroulent à travers toutes les villes.
Plus proche mais pour une autre raison une rumeur a envahi une grande partie du territoire. C’était pendant le ramadhan. On parlait de coup d’état : d’une mutinerie dans les casernes… C’était à qui voulait porter le plus de préjudice aux institutions de l’état que la rumeur donnait raison. Les rares privilégiés – parabolés- surent de quoi il s’agit. La majorité des citoyens, bien plus tard, saurait de quoi ils en retournent.

