Par OULHASSI Mohamed + internet
« Ami sain » du haut de ses quatre-vingt ans a toujours l’œil alerte et veille à ses chevaux qu’il mène toujours de mains de maitre dans le monde des courses hippiques algériennes. Rien qui pourrait toucher ’à l’organisation de ses activités si dures ne lui échappent. Il faut dire que le cheval en Algérie, présent à travers des pratiques traditionnelles telles que la fantasia, mais aussi un secteur de courses hippiques incluant des courses de trot attelé, uniques en Afrique.
Le cheval est devenu beaucoup plus rare en raison de l’interdiction des paris hippiques et de la guerre civile algérienne. L’Algérie compte environ 100 000 chevaux en 2018.
Le Barbe, et surtout l’Arabe-Barbe, sont les deux races les plus fréquemment rencontrées.
D’après Malek Chebel, les traditions algériennes font remonter l’origine du cheval aux cinq juments du prophète Mahomet, les Khamsat ar-rassoul de la race des Kouhaylan. Des croisements ont ensuite été pratiqués avec les lignées Saqlawi et Chûwayman . Cependant, le Barbe, plutôt que l’Arabe, est considéré comme la race de chevaux propre à ce pays du Maghreb .
L’arrivée des Français dans la régence d’Alger, en 1830, entraîne de fortes utilisations du cheval Barbe, comme monture de cavalerie légère . En effet, les chevaux français, trop lourds, sont inaptes aux tâches demandées, aussi les Français se ravitaillent en chevaux exclusivement sur place . Les premiers dépôts de remonte visant à assurer cet approvisionnement sont créés dans les années 1840 et 1850 ; les Français organisent l’élevage équin en Algérie durant ces années.
En 1851, la parution de l’ouvrage Les Chevaux du Sahara entraîne une vague d’engouement pour le cheval arabe en France : Napoléon III ordonne aux haras français d’acquérir ce type d’animaux . En 1866, Charles de Meffray préconise de fonder en Algérie un haras de chevaux de race
Dans les années 1970, le sport hippique est extrêmement populaire . Cependant, en 1977, les paris sur les courses organisées à l’étranger sont interdits, ce qui entraîne une récession progressive de ce secteur, accentuée par la montée de la guerre civile algérienne . Le nombre de chevaux a beaucoup décru entre les années 1980 et 1990. En 1986, un recensement estimait à au moins 90 000 le nombre de chevaux de race Arabe-Barbe en Algérie, et à 38 000 le nombre de Barbe . En 1992, un nouveau recensement estime à seulement 32 000 le nombre de chevaux de race Arabe-Barbe présents en Algérie, avec tendance à la baisse
Le 29 janvier 2019, le ministère du commerce algérien autorise la viande de cheval (ainsi que celle de l’âne à l’importation Face aux critiques de cette décision, le ministère du commerce déclare que la viande importée vise à fournir les zoos ainsi que des restaurants asiatiques ..
la pratique équestre moderne et traditionnelle en Algérie
C’est La Fédération équestre algérienne qui est l’organisme chargé de l’organisation et du développement de la pratique équestre moderne et traditionnelle en Algérie.
Cet organisme gère aussi la fantasia. 140 associations équestres, organisées en neuf ligues régionales (Aurès, Hodna, Oasis, Dahra, Titteri, Sersou, Saoura, Tafna et Sahara), y sont affiliées.
Des courses de chevaux sont régulièrement organisées, et les sports hippiques sont pratiqués le pays disposant d’hippodromes tels que celui du Caroubier. L’Algérie est le seul pays africain où se disputent des courses de trot attelé Cependant, ce secteur est en récession, et n’attire plus les jeunes
D’après Monsieur Ami Said ce sport existe toujours et est pratiqué encore dans plusieurs régions de notre pays tels que le centre et l’est du pays. L’existence de ce sport tourne autour des personnes suivantes sans lesquelles, d’ailleurs, il y a disparition totale de cette activité sportive. Ainsi, le sport hippique est bâti sur les personnes suivantes : le propriétaire de chevaux, l’entraineur et le joker. Nous essayerons dans un prochain article de faire reportage avec monsieur Ami Said.

