— La Rédaction
Djanet – Sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, la wilaya de Djanet s’apprête à accueillir, du 19 au 24 octobre prochain, la toute première édition du « Festival International de l’Art Rupestre en Algérie ». Cet événement pluridisciplinaire (culturel, scientifique et artistique) vise à mettre en lumière l’inestimable richesse du patrimoine rupestre national, tout en renforçant les efforts de sa préservation, de son étude et de sa valorisation, particulièrement dans les régions du Sud.
Tassili n’Ajjer : Un musée à ciel ouvert d’envergure mondiale
Ce festival s’inscrit dans le cadre de la stratégie du ministère visant à inventorier, documenter et protéger les sites archéologiques. L’événement revêt une importance capitale, sachant que l’Algérie abrite des sites d’art rupestre exceptionnels, à l’instar du Tassili n’Ajjer.
Ce site emblématique, mondialement reconnu, recèle des milliers de peintures et de gravures qui documentent avec précision la vie sociale, économique et spirituelle des groupes humains ayant peuplé la région il y a des millénaires. L’objectif est de démontrer comment les Parcs Culturels algériens constituent un espace fondamental pour comprendre l’évolution de l’humanité.
Un programme riche et un carrefour d’expertise
Aspirant à devenir un rendez-vous annuel incontournable pour les chercheurs, les experts et les acteurs du tourisme, le festival propose un programme dense et diversifié comprenant :
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Un colloque scientifique international dédié à l’étude et à la conservation du patrimoine rupestre en Algérie.
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Des expositions thématiques mettant en exergue la diversité de l’art rupestre à travers les différents Parcs Culturels du pays.
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Un forum interactif regroupant les différentes parties prenantes concernées par la protection et l’exploitation des sites.
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Les journées du film archéologique, pour vulgariser l’histoire par l’image.
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Une résidence artistique organisée à Djanet au profit des étudiants des écoles des Beaux-Arts.
Vers un tourisme culturel et durable
Au-delà de la simple exposition, cette manifestation ambitionne de jeter les bases d’une véritable économie du patrimoine. Les organisateurs prévoient des retombées concrètes, telles que :
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L’édition d’une revue scientifique spécialisée.
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La création d’un espace de concertation permanent entre les acteurs de la protection des Parcs Culturels.
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La vulgarisation des principes de l’exploitation touristique durable (tourisme culturel et d’exploration) autour des grands sites d’art rupestre.
Le choix de Djanet, porte d’entrée du Tassili n’Ajjer, pour abriter cet événement, réaffirme l’engagement de l’Algérie à transformer cet héritage exceptionnel en un véritable levier de savoir, d’échange, de création et de développement touristique durable.

