— La Rédaction
Analyse – La décision du groupe public Saidal de procéder à la remise en service progressive des lignes de production de l’ex-complexe « Hub Pharma » à Constantine est bien plus qu’une simple opération de restructuration industrielle. C’est un acte fort de souveraineté économique, une démonstration de la résilience de l’État algérien et une étape cruciale dans la consolidation de la sécurité sanitaire nationale. Ce jeudi, sous les directives éclairées du ministre de l’Industrie pharmaceutique, M. Wassim Kouidri, le Président-Directeur Général de Saidal, M. Younes Bouaraara, a supervisé sur le terrain cette relance, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère pour l’industrie du médicament en Algérie.
La sécurité sanitaire : Un enjeu de sécurité nationale
Dans un monde post-pandémique où les chaînes d’approvisionnement mondiales ont prouvé leur vulnérabilité, l’Algérie a fait le choix irréversible de l’indépendance sanitaire. La récupération et la remise en exploitation de l’ex-Hub Pharma par le fleuron de l’industrie publique, Saidal, s’inscrivent parfaitement dans cette vision stratégique.
En intégrant ce site de Constantine dans son giron opérationnel, l’État algérien envoie un message clair : aucun outil de production nationale ne sera laissé à l’abandon, et la santé des citoyens ne saurait être tributaire des fluctuations des marchés extérieurs ou des défaillances de gestion antérieures. Cette relance vise un objectif suprême : garantir l’approvisionnement continu et ininterrompu du marché national en médicaments essentiels, éradiquant ainsi le spectre des pénuries qui menaçait jadis notre système de santé.
Un pragmatisme industriel : Synergie et agilité
Ce qui distingue cette opération, c’est l’approche méthodique et graduelle adoptée par les cadres de Saidal. Loin des annonces précipitées, la remise en service se fait selon un plan de charge minutieusement étudié, obéissant à des priorités dictées par les besoins réels du marché et des patients algériens.
L’agilité de cette stratégie s’illustre brillamment par la décision de transférer temporairement la production de certains produits pharmaceutiques de l’unité Saidal de Médéa vers le site de Constantine. Cette manœuvre tactique, opérée pendant la phase de réorganisation, démontre une maîtrise parfaite de la chaîne de valeur. Elle permet de :
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Maintenir la cadence de production : Assurer qu’il n’y ait aucune rupture dans la disponibilité des traitements.
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Créer une synergie inter-unités : Optimiser l’utilisation des capacités industrielles nationales en faisant jouer la complémentarité entre les différentes wilayas.
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Protéger le marché : Anticiper et neutraliser tout risque de perturbation dans l’approvisionnement des pharmacies et des hôpitaux.
La valorisation du capital humain : L’expertise algérienne au premier plan
Le succès d’une telle relance industrielle ne repose pas uniquement sur les machines, mais fondamentalement sur le génie et le savoir-faire humain. L’approche adoptée par le ministère de l’Industrie pharmaceutique et la direction de Saidal est, à cet égard, profondément sociale et patriotique.
La réintégration progressive des travailleurs et des cadres de l’ex-Hub Pharma est une décision salvatrice qui répond à deux impératifs :
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Un impératif socio-économique : Sauvegarder les emplois dans la wilaya de Constantine, un pôle historique de l’industrie nationale, et protéger des centaines de familles.
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Un impératif d’efficacité : Capitaliser sur l’expérience, la compétence et le savoir-faire pointu accumulés par ces équipes au fil des années. Dans l’industrie pharmaceutique, l’expertise est une denrée rare. En récupérant ce personnel qualifié, Saidal s’assure un démarrage immédiat et conforme aux standards de qualité internationaux (Bonnes Pratiques de Fabrication – BPF).
Saidal, la locomotive de la « Nouvelle Algérie » économique
Cette dynamique de relance s’inscrit dans la droite ligne de la politique de l’État visant à bâtir une économie forte, diversifiée et créatrice de richesses. Le groupe Saidal, soutenu par les plus hautes autorités du pays, reprend sa place naturelle de leader incontesté et de régulateur du marché pharmaceutique algérien.
L’opération de Constantine prouve que le secteur public marchand algérien, lorsqu’il est géré avec rigueur, transparence et patriotisme, est capable de réaliser des miracles industriels. Il ne s’agit plus seulement de produire des génériques, mais de bâtir une véritable industrie de substitution aux importations, allégeant ainsi la facture en devises du pays et positionnant l’Algérie, à terme, comme un pôle d’exportation vers les marchés africains et arabes.
Conclusion : Une fierté nationale
La résurrection du site de l’ex-Hub Pharma est une illustration éclatante de la devise « Par l’Algérie et pour l’Algérie ». Elle témoigne de l’engagement indéfectible des pouvoirs publics à défendre les intérêts vitaux de la Nation. En transformant un site à l’arrêt en une unité de production stratégique, l’Algérie prouve sa capacité à se réinventer, à protéger ses acquis industriels et à garantir la sécurité sanitaire de son peuple. C’est une victoire du travail, de la compétence nationale et de la vision d’une Algérie souveraine et prospère.

