Par Achour OUFELLA.
“Il faut se prêter aux autres et se donner à soi-même“. Cela pour citer Montaigne et souligner le bénéfice de prendre du temps pour soi. Parce qu’il n’y a pas beaucoup d’autres solutions, sinon au prix d’un vrai risque pour la santé ou d’une entorse à l’équité. Les spécialistes s’accordent sur l’idée qu’il y a nécessité à marquer des pauses, quand bien même procurant un éphémère soulagement.
Nous déployons énormément d’efforts pour nous conformer au monde du travail et forçons notre nature pour être acceptés par nos pairs. On ne parle pas de se sentir plus mal à l’aise que d’autres. Car sur le plan individuel comme sur la cadence des tâches, chacun a son opinion sur la fatigue, cette escorte familière. Les rapports à la famille n’ont pas d’horaire limité. Les charges mentales sont légion. Il ne faut pas se laisser bouffer par son boulot, son conjoint, ses enfants…
Beaucoup de personnes qui captent les tendances de la société l’ont bien compris. Un peu de légèreté fait du bien. Prendre du temps pour soi, c’est s’accorder de l’importance. Il faut savoir se préserver. Jusqu’à parfois, annoncer sur les réseaux sociaux qu’on va se déconnecter un moment pour aider à se reconnecter à soi. Cela permet de prendre du recul.
Avec la multiplication des plates-formes, ces dernières années ont été intenses. Plus que jamais, on n’a eu autant besoin de ralentir et de réfléchir, voire de basculer dans une autre dimension qui nous amènerait ailleurs, comme dans un rêve possible. Dans le quotidien, nous avons acquis la certitude que les sorties permettent de nous réinscrire dans les trajectoires de nos propres vies.

