Par OULHASSI Mohamed
Sous d’autres cieux la commune de Sidi Amar aurait, certainement, un visage plus humain. Avant de parler de son état général aux plans de l’hygiène, de la propreté et de tous les autres aspects qui touchent à la gestion d’une manière générale, il est bon .d’établir un constat de reconnaissance qui nous permettra d’avoir un avis ou une opinion objective sur l’administration de la commune.
Beaucoup de responsables à la lecture des jugements qui peuvent être faits sur l’évolution de leurs régions estiment que dans la réalité tout marche comme sur des roulettes et que les avis qui sont donnés sur leur mutation ne sont que des critiques personnelles Nous nous jugeons rarement comme les autres nous jugent. Peu se juge eux-mêmes. On juge mal des événements, quand on n’en connaît point les véritables causes. L’œil juge des couleurs. L’oreille juge des sons. Il juge bien de la poésie, de la peinture. Il juge mal de ces sortes de choses, il ne s’y connaît point. J’en jugerais comme un aveugle des couleurs.
Juger signifie également décider en bien ou en mal du mérite d’autrui, de ses pensées, de ses sentiments, du motif de ses actions. Juger signifie aussi Prévoir, estimer être d’avis,.
En termes de Chasse, Tirer au jugé, Tirer sans voir la pièce sur laquelle on tire.
Si on a voulu introduire notre article par cette reflexion, notre but est de rester objectif dans l’analyse qu ‘on prévoit de faire sur cette commune. Tout d’abord, il est important de noter la désorganisation qui constitue la principale cause de l’existence de cette entité administrative.
Les habitants de Sidi Amar sont mécontents et s’interrogent au sujet des lenteurs administratives qui existent dans leur commune. Pour retirer un simple papier tels qu’un extrait de naissance, une résidence ou tout simplement une fiche familiale, vous pouvez passer des heures à attendre !La multitude de secrétaires et autres agents administratifs est pourtant, à longueur de journées rassemblée près des bureaux, en pleine discussion sans s’occuper des de la requête des citoyens qui n’ont tout juste pour occupation qu’une attente fatigante devant des guichets quasi-vide d’employés occupés à d’autres ouvrages n’ayant aucune préoccupations des besoins des demandeurs ! D’autre part, les occupants des bidonvilles qui viennent se plaindre évoquent “des conditions intenables de cette administration. Les promesses qui se sont avérées, avec le temps, mensongères, puisque jamais concrétisées sur le terrain. Les responsables locaux continuent à leur faire des promesses sans suite.
Une ville à l’abandon
Que l’on aille au centre-ville, zone communément appelée « le terminus », que l’on se rapproche de l’édifice abritant la mairie ou que l’on se hasarde dans n’importe quel quartier à l’intérieur de la ville, l’impression est toujours la mémé : un délaissement indescriptible ou la saleté le dispute au désordre et à la désolation ! En 2025, des troupeaux de vaches continuent à envahir la cité, sans qu’il ne soit mis fin à cette invasion qui ne trouve pas d’explication et ce malgré tous les écrits de la presse.
Toujours pour la même période, les ruissellements, pour ne pas dire les inondations, couvrent tous les coins et recoins de la cité ; ainsi en est-il d’un réseau d’eau qui n’arrive pas à satisfaire les besoins des habitants, mais qui à chaque distribution d’eau des centaines voire des milliers d’hectolitres se déversent dans la nature. Au fait, connaît-on réellement les quantités qui partent dans la nature ? Quelle description faut-il donner à cette commune qui, dit-on est parmi les plus riche d’Algérie ? Des quartiers mal entretenus et délaissés dans une ville qui ne demandent qu’à être décrassés. Des bâtiments, pour la plupart neufs, sont implantés dans des zones jonchées de détritus et recouvertes de mauvaises herbes A-t-on pensé à boiser cette localité ?
Là où sont entreposés des rocs, pierrailles, ferrailles datant des premiers chantiers de construction de la ville, n’y a-t-il pas une manière plus intelligente de redorer le blason d’une commune sui ne demande qu’à être transformée en un espace urbanistique supportable ? qsqidi Amar n’est pas pourtant une simple commune rattachée à la daira d’El Hadjar, elle est le lieu d’implantation d’institution à caractère nationale : nous citerons à ce titrele complexe sidérurgique appelé communément « complexe d’El Hadjar » et l’université d’Annaba.
Paysage urbain délabré, capitale de la saleté et du désordre, est on obligé de la décrire sans pourtant aller jusqu’à oublier qu’elle fut un certain moment, durant les plus belles années du développement du complexe sidérurgique, une cité bien propre et bien accueillante.

