Par OULHASSI Mohamed
Cela relève-t-il d’énigme insoluble ? Jamais dans l’histoire de l’Algérie indépendante, les prix n’ont atteint un seuil de l’inacceptable que l’année 2023. Le prix du mouton de l’aïd El Adha a dépassé tout entendement !
Entre soutiens des prix de l’Etat et cupidité des éleveurs, c’est l’acheteur, pour ne pas dire le citoyen, qui est le grand perdant ! Nonobstant l’attention de l’Etat de plus en plus cohérente, il est pénible de constater, quand même, que ce n’est pas demain la veille qu’on va arriver à maitriser uneépreuve qui va s’éterniser avec les graves suites sur la bourse de l’algérien.
Remarquons, cependant,que cette flambée, pour ne pas dire marasme, ne s’arrête pas à un seul produit. Bien au contraire ! Toit ce qui touche et entre dans la composition de mets impliquant la cuisson de viande ovine a pris les chemins du tourment.Carottes, navets, pommes de terre…rien qu’on puisse se remémorer n’échappe à la règle qui semble réguler le marché, en l’occurrence gagner le plus de profit sur le dos de l’acheteur !
Pourquoi est la question qui nous vient à l’esprit ? L’existence d’un certain nombre d’indicateurs montre que ces outils, à savoir les indicateurs ou paramètres de gestion, ne sont pas inconnus de nos institutions mais pourquoi, donc, ne permettent-ils pas d’assurer un suivi, un contrôle ou une meilleure organisation ?
Sommes-nous incapable de mesurer scientifiquement ce qu’on réalise afin d’assurer de meilleurs résultats ? Alors qu’ailleurs des choses abstraites telles que la productivité ou la rentabilité sont mesurées grâce à une armada de procédés et de formules scientifiques chez nous, l’on continue à s’affoler devant la connaissance de choses concrètes telles que la production, la maintenance ou la qualité.
La seule voie qui permettra à notre pays d’atteindre ses objectifs, n’est-ce-pas la maitrise de tous les indicateurs qui lui assureront la mise en œuvre d’un meilleur management de notre économie ?

