Par OULHASSI Mohamed
La notion de contrôle, en dehors de ce qui est avancé par les canaux officiels, n’a jamais eu d’application réelle sur le terrain. Les analyses des officiels qui s’appuient sur les insuffisances des approvisionnements, les faiblesses de l’offre et, depuis peu, sur l’impossibilité des caisses de l’état à pallier aux manques, reste du domaine du théorique. Ce qui veut dire que le consommateur, quelles que soient les intentions des intervenants sur le sujet, continue à subir les grands bouleversements en matière de changements des prix.
Au plus fort moment de la manne pétrolière, des injections des produits ou denrées importés permettaient la stabilisation ou la réduction des prix. Aujourd’hui, cela relève de l’impossible. L’on constate même que non seulement les produits de base disparaissent au gré des circonstances mais que, de plus en plus, un envahissement de marchandises pénètre nos marchés par des voies inconnues pour ne pas dire illégales.
La pénurie organisée rendant l’abordable, il ya peu de temps, pratiquement intouchable a fait que le consommateur est entre deux feux la cherté pour des raisons connues de tout ce qui est importé et l’augmentation constante des produits locaux.
Jamais, le consommateur n’a été livré à lui-même qu’en cette période. Jamais l’absence de l’état n’a été aussi remarquable
Dans ces conditions, les propos de ce responsable du ministère de l’économie au journal télévisé n’ont jamais sonné aussi creux, voire cela nous conforte dans l’idée que les problèmes de cherté sont subis par tous : citoyen et état. Y aurait-il au moins unsoulagement dans les prochains jours après l’Aid El Kébir ?

