Par OULHASSI Mohamed
Quel serait l’impact d’un article journalistique sur l’immobilisme et la léthargie qui semble être la caractéristique qui distingue les institutions dont la mission est la sauvegarde d’un patrimoine inestimable ? Quelles pourraient être leurs actions, en supposant qu’elles en ont, lorsque la dégradation de tout un environnement s’accentue de plus en plus qu’il n’y ait d’interventions pour juguler le désastre ?
Depuis plus de deux décennies, toute une région a souffert le martyr du fait
des conséquences du développement d’une activité industrielle polluante, générant des nuisances importantes pour la vie animale et végétale, voire pour l’homme lui-même. La gravité du problème est à l’image de ces usines implantées car les berges du plus important cours d’eau d’Algérie qui est la Seybouse
Ce choix délibéré est, bien évidemment la facilité offerte pour le rejet des déchets sans dépenses supplémentaires.-
La Seybouse est l’aboutissement au confluent de Oued Bouamrane et Oued Charef qui se réunissent près de MEDJEZ AMAR , un petit village, à une quinzaine de kilomètres au Sud Ouest de Guelma. Cet oued très ancien qui a survécu à des siècles, les romains l’ont pris comme limite de la tripolitaine dans sa limite accidentelle du coté du confluent n’est plus qu’une décharge tout juste utile à l’évacuation desdéchets. Il y a bien longtemps que les paysans ont baissé les bras, leurs doléances n’ont pas trouvé d’échos .Surtout les premières années de l’industrialisation ou toute réclamation était considérée comme sabotage économique
Dans la région de Bouchegouf, pour n’en citer que celle.ci, l’agriculture subit une dégradation importante. Des milliers d’hectares drainés par l’Oued sont concernés. Il faut dire aussi que la pollution n’est pas le seul agent en cause. L’érosion créée par l’exploitation sauvage des berges (ouverture de chantiers ou de carrières de tout venant, de boisement…) est un autre facteur non négligeable.
L’aspect qu’a pris l’oued n’est que la résultante de l’absence de protection naturelle que fut la végétation luxuriante qui a toujours pourtant été présente sur ses rives. En enlevant ces obstacles naturels, les mains criminelles n’ont fait que précipiter ladétérioration du cadre de l’oued, déformation du lit, grignotement par les eaux à chaque crue de de dizaines d’hectares.
De Boudaroua è Boukamouza, , un spectacle inattendu peut surprendre, n’importe quel visiteur peut y etresupris…des pans entiers de bonnes terres ont fait place à un élargissement de berges qui est allé jusqu’& emporter de vergers d’orangers.
Des risques tout aussi importants guettent les œuvres d’art (routes, ponts,…)
Malgré les pertes subies, certainement, que les statistiques agricoles montrent ce qui a été perdu sur ce plan. Les fellahs ne veulent pas tenir une main secourable bien que, selon des sources sures le problème soit connu d’instances capables de réduire des causes de la pollution. Ce qui démontre, comme toujours d’ailleurs que le meilleur moyende se défendre est de prendre en charge soi-même par une meilleure représentation syndicale ou associative. Alors fera-on bouger de leurs bureaux calfeutrés ceux qui ont failli à leur mission ?

