OULHASSI Mohamed
Ce qui n’est pas mesurable n’est pas économique, autrement dit, un indicateur est un point de repère qui permet de suivre l’évolution d’un phénomène dans le temps.D’une autre manière, ce qui n’est pas mesurable n’existe pas et à ce propos, remarquons qu’au dix huitième siècle naquit une philosophie matérialiste fondée sur la prédominance de l’économie dans l’Histoire.
D’ailleurs, un philosophe de cette époqueécrit « le côté économique du rapport est plus fondamental dans l’histoire que le côté politique». Bien entendu, il s’agit ici d’introduire un sujet qui peut être considéré comme important dans le monde économique algérienLes grands projets algériens lancés depuis l’indépendance avaient pour objectif l’instauration d’une base industrielle. Des réalisations très importantes furent concrétisées. Des usines, autoroutes, universités, logements,…furent réalisées. Fâcheusement,malgré les gigantesques réalisations, le constat est là : l’économie algérienne, n’arrive pas à trouver ses marques et à tirer les leçons de seséchecs.
Pourquoi est la question qui nous vient à l’esprit ? L’existence d’un certain nombre d’indicateurs montreque ces outils, à savoir les indicateurs ou paramètres de gestion, ne sont pas inconnus de nos institutions mais pourquoi, donc, ne permettent ils pas d’assurer un suivi, un contrôle ou une meilleure organisation ?
Sommes nous incapable de mesurer scientifiquement ce qu’on réalise afin d’assurer de meilleurs résultats ? Alors qu’ailleurs des choses abstraites telles que la productivité ou la rentabilité sont mesurées grâce à une armada de procédés et de formules scientifiques chez nous, l’on continue à s’affoler devant la connaissance de choses concrètes telles que la production, la maintenance ou la qualité.
La seule voie qui permettra à notre pays d’atteindre ses objectifs, n’est-ce-pas la maitrise de tous les indicateurs qui lui assureront la mise en œuvre d’un meilleur management des entreprises ?

