Par OULHASSI MOHAMED
Qu’il est difficile pour l’Algérie de vivre avec un voisin qui s’appelle le MAROC !!
Aussi loin que l’on puisse chercher dans l’histoire des relations avec ce pays, et sans aller très loin –prenons par exemple la période d’après l’indépendance-le constat est amer.
On dirait que ce pays n’a guère d’autres préoccupations que ce qui se passe chez nous. En plus de l’impasse qui bloque tous les horizons qui peuvent constituer une bonne sortie pour l’amélioration des rapports, tout a convergé depuis toujours pour rendreinsoutenable, toute proportion gardée, tout rapprochement pour le bien des deux peuples.
0n se souvient de la bataille qui a touché la relation entre les deux pays, concernant les confréries religieuses. Ainsi, là où l’Algérie essaie de glorifier ou de commémorer un fait ou un homme religieux, il ne se passe pas un moment pour quel’on constate qu’il yatoujours,malgré la vérité qui ressortait des actes, une immiscions sans bornes des voisins marocains pour s’attribuer la paternité des choses.
Ainsi en est-il du raï, chant populaire d’Algérie, qui a connu de par le monde une reconnaissance qui a surpassé tout ce qui était connu par les occidentaux et autres de la civilisation arabo-musulmane dans les années 90 grâce à des vedettes comme Cheb Mami ou Zahouania.
Il semble que c’est la première fois dans l’histoire du monde arabe qu’on a vuune convergence absolue de par le monde pour la reconnaissance d’une musique qui tire ses racines du plus profond des traditions algériennes, particulièrement des règions d’Oran, de Sidi Bel Abbès ou d’autres villes de l’ouest algérien.
.Le Maroc pays, vivant du tourisme, a eu le flair de se rabattre sur les chanteurs les plus en vue de la période ou le rai a commencé à percer pour les aider financièrement, leur donner des appartements et villas voire même leur attribuer la nationalité du pays…Ces chanteurs devinrent les défenseurs les plus en vue d’une monarchie connue par ses injustices et arbitraires sur son peuple et son animosité contre notre pays.
Le plus populaire d’entre ces derniers est cheb Khaled qui, dans les années 2021, au moment les plus difficiles vécus lors des incendies qui touchèrent plusieurs régions de l’Algérie n’eut aucun mot de soutien pour la population mais par contre ne tarit pas d’éloges à son bienfaiteur en lui servant des « sidi » à tout rompre.
Ce qui revient à dire que le Maroc a bien choisi ses « hommes » pour miser sur la bataille de la paternité du rai, comme quoi il pensait gagner la compétition devant l’Algérie. Peine perdue. l’UNESCO, malgré tous les recours de ce pays a, donc, inscrit au patrimoine immatériel de l’humanité le RAI algérien.

