Par OULHASSI Mohamed
La splendeur de la ville apparait dans ce que la nature l’a dotée. Plus on s’éloigne de la zone habitée, plus l’admiration qu’on éprouve pour la région nous étreint et nous transporte dans un monde vierge des soucis du quotidien. Le sentiment de tristesse, ce mélange de mélancolie et de repos de l’âme, comme dans toute situation de solitude, sera le seul compagnon dans le périple vous menant dans l’Eden que recèle la ville.
La mer, la montagne, le ciel d’azur et les essences si diversifiées d’une végétation verdoyante s’entremêlent dans un des plus beaux tableaux naturels que le meilleur des artistes ne saura rendre.
Suivre la route du port qui part de quelques dizaines de mètresde la gare centrale des chemins de ferest, sans doute, l’itinéraire qui découvre le mieux la beauté de la ville. Les agrégats de vieilles batisses du port, toutes de de pavées recouverte sont le souvenir de ce qui reste d’une architecture qui mariait tout ce qui faisait sa renommée Ailleurs, des cités fantômes, larguaient,dès la tombée du jour, leurs armées de résidents, fuyant le désœuvrement et l’absence d’endroits propices.
Aux heures de fin de travail et bien au-delà, des cohortes de badauds et de véhicules envahissent sur des kilomètres un espace désiré avant le retour désiré laborieux dans les foyers, parfois très tardivement.
Le point culminant de la corniche est le Cap de Garde. Certainement, le sommet le plus le plus haut de la zone, il constitue l’assiette d’implantation du phare dont le puissant feu, dès le crépuscule, inonde de son rayon lumineux, les tréfonds de la méditerranée.
Surplombant la mer, le Cap est desservi par une routeétroite dont les méandres épousent difficilement la pente abrupte qui y mène. Les visiteurs, même s’ils ne font que monter pour redescendre le plus tôt – l’espace y est pour beaucoup – auront assez de temps pour découvrir une merveille de la ville.
Du sommet, les vagues qui se fracassent au pied de la montagne sont si éloignées qu’elles ne se font remarquer que par le seul bruit sourd dont l’écho va se propager aux creux du relief accidenté. Les quelques barques de pécheurs qui s’y aventurent ne sont que des points minuscules dont les passagers ne sont presque pas identifiables. En d’autres lieux, ces montagnes si complexes auront constitué un endroit idéal pour l’accomplissement d’exercices sportifs y convenant..
Du phare à la gare centrale des chemins de fer, quatorze kilomètres rendent fidèlement compte de la richessetouristiqued’une ville. Reflétant les divers aspects de la beauté d’Annaba la corniche peut être distinguée ou visitée en deux temps. Jusqu’à la cité Kouba, à la plage Rizzi, la meret la ville ne font qu’une etmêmechose. Au loin jusqu’à l’horizon, les eaux bleues s’étendent à perte de vue. Derrière, les immeubles et autres constructions livrent leur architectureà tout visiteur intéressé.
Par contre, de la plage Rizzi aux limites naturelles d’un relief si dur, la mer, la montagne (riche en végétation méditerranéenne sont les seuls spectacles offerts par la nature. C’est dire que tous les gouts y trouvent leur compte. Dans leur évasion des premières chaleurs du printemps les Annabis se rem »morent, certainement, que leur ville se prévalait dans un passé pas lointain de beaucoup d’autres atouts. La Corniche leur survivra-t-elle ?

