Bugeaud disait :« Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Enfumez-les à outrance comme des renards. »
A cela, la France qui a toujours ignoré la demande algérienne de clémence,ne revendiquerait-elle pas le pardon de l’Algérie pour l’avoir chasséde ses terres ?!
Les Grottes du Dahra Enfumades du Dahra (18 juin 1845)
Par OULHASSI Mohamed
L’histoire de la France en Algérie, contrairement à ses affabulations et ses mystifications, est une suite de duperies et de tromperies pour dissimuler les indiscutables visées qu’elle aspirait à réaliser dans sa colonie algérienne. La conquête de notre pays, tout d’abord, se fit par des carnages et desanéantissements de populations dont le seul objectif fut l’accaparement des biens et des terres des autochtones.Les français utilisèrent les enfumades à grandes échelles pour exterminerhommes femmes enfants et animaux, Les enfumades sont des méthodes« inventées » par le général Bugeaud qui, lui-même s’en empara après recours du général Cavaignac à celles-ciLa mise en pratique des enfumades se fait sur la base de l’étouffement de personnes ou d’animaux retirées ou claustrées dans une grotte, en allumant des feux devant l’entrée.Ainsi des milliers de personnes dont des tribus entières ainsi que des animaux furent rasés. On aimerait bien connaitre la réaction de la célèbre actrice, en l’occurrence Brigitte Bardot, devant la mort de chevaux, chiens,…etc
Bugeaud, le célèbre général dont les soldats chantaientrésolumentla célèbre casquette, après l’attaque algérienne de son camp, faisaient allusion au bonnet de nuit qu’il portât à la place de la casquette par erreur. « As-tu vu la casquette, la casquette, as-tu vu la casquette du père Bugeaud » chantaient- on fièrement après la fin de l’attaque. Mais ce général était indigne ; Combien d’algériens ont été asphyxiés sous ses ordres ?!Cet officier supérieur ne disait-il pas à ses soldats à Orléans ville le 11/6/1845 :
« Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Enfumez-les à outrance comme des renards. » ((SourceWikipédia))
Il y eut des enfumades. . !! Les enfumades du Dahra (18 juin 1845), les enfumades des Sbéhas (11 juin 1844)… Ainsi, au vu du comportement abject du général, il y eut la doctrine Bugeaud qui, suite à la première enfumade, conseilla à ses subalternes d’utiliser la méthode Cavaignac, sus cité, pour combattre les soldats de l’Emir Abdelkader. De ce fait, il leur disait :« Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Enfumez-les à outrance comme des renards. »
Du 18 au 20juin1845, une semaine après la déclaration de la doctrine Bugeaud, le lieutenant-colonel Pélissierfait périr par asphyxie quasiment toute une tribu (les Ouled-Riah, alliés au Cheikh Boumaza), qui avait trouvé refuge dans les grottes[] de Ghar-el-Frechih près de Nekmaria dans le massif du Dahra. Ce sont entre 700 et 1 200 personnes, selon les sources, guerriers, mais aussi femmes, enfants et vieillards, qui moururent après que Pélissier eut fait allumer de grands feux devant les entrées des grottes. Il n’y eut que quelques survivants.
Selon Lefeuvre, Canrobertévoque un précédent, auquel il a personnellement participé, un an auparavant[« J’étais avec mon bataillon dans une colonne commandée par Cavaignac. Les Sbéahs venaient d’assassiner des colons et des caïds nommés par les Français ; nous allions les châtier. Après deux jours de course folle à leur poursuite, nous arrivons devant une énorme falaise à pic […] Dans la falaise est une excavation profonde formant grotte. Les Arabes y sont, et, cachés derrière les rochers de l’entrée, ils tiraillent contre nous. […] À ce moment, comme nous nous sommes fort rapprochés, nous commençons à parlementer. On promet la vie sauve aux Arabes s’ils sortent. La conversation fait cesser les coups de fusil. […] Le capitaine Jouvencourt sort du rocher derrière lequel il est caché et s’avance seul devant l’entrée. […] Déjà il leur parle, lorsque ceux-ci font une décharge, et il tombe raide mort, atteint de plusieurs balles. Il fallait prendre d’autres moyens. On pétarda l’entrée de la grotte et on y accumula des fagots, des broussailles. Le soir, le feu fut allumé. Le lendemain, quelques Sbéahs se présentaient à l’entrée de la grotte demandant l’aman à nos postes avancés. Leurs compagnons, les femmes et les enfants étaient morts. Les médecins et les soldats offrirent aux survivants le peu d’eau qu’ils avaient et en ramenèrent plusieurs à la vie ; le soir les troupes rentraient à Orléansville. Telle fut la première affaire des grottes. »
Dans son livre, P. Christian laisse la parole à un témoin :
« Voici d’autres détails que met sous nos yeux une lettre particulière, adressée à sa famille par un soldat de la colonne Pélissier. » Suit un récit des événements qui se termine par : « Quelle plume saurait rendre ce tableau ? Voir, au milieu de la nuit, à la faveur de la lune, un corps de troupes françaises occupé à entretenir un feu infernal ! Entendre les sourds gémissements des hommes, des femmes, des enfants et des animaux ; le craquement des rochers calcinés s’écroulant, et les continuelles détonations des armes ! Dans cette nuit, il y eut une terrible lutte d’hommes et d’animaux ! Le matin, quand on chercha à dégager l’entrée des cavernes, un hideux spectacle frappa des yeux les assaillants.
J’ai visité les trois grottes, voici ce que j’y ai vu. À l’entrée, gisaient des bœufs, des ânes, des moutons ; leur instinct les avait conduits à l’ouverture des grottes, pour respirer l’air qui manquait à l’intérieur. Parmi ces animaux et entassés sous eux, se trouvaient des femmes et des enfants. J’ai vu un homme mort, le genou à terre, la main crispée sur la corne d’un bœuf. Devant lui était une femme tenant son enfant dans ses bras. Cet homme, il était facile de le reconnaitre, avait été asphyxié, ainsi que la femme, l’enfant et le bœuf, au moment où il cherchait à préserver sa famille de la rage de cet animal.
Les grottes sont immenses ; on a compté hier sept cent soixante cadavres ; une soixantaine d’individus seulement sont sortis, aux trois quart morts ; quarante ont pu survivre ; dix sont à l’ambulance dangereusement malades ; les dix derniers qui peuvent se traîner encore ont été mis en liberté pour retourner dans leurs tribus ; — ils n’ont plus qu’à pleurer sur des ruines ! »
François Maspero relate dans L’honneur de Saint-Arnaud (1993) le débat qui eut lieu à la Chambre des Pairs, le 11 juillet 1845, quand Napoléon Joseph Ney, prince de la Moskowa et militaire lui aussi, s’emporta :
« Messieurs, un journal qui se publie en Algérie, l’Akhbar, contient le récit d’un fait inouï dans notre histoire militaire. Un colonel français se serait rendu coupable d’un acte de cruauté inexplicable, inqualifiable, à l’égard de malheureux Arabes prisonniers. Je viens demander au gouvernement français de s’expliquer sur ce fait. » Et il donne lecture de l’article : « Il vient d’arriver dans le Dahra un de ces événements qui contristent profondément ceux qui en ont été témoins, même lorsqu’ils en ont compris l’affreuse nécessité… Le colonel Pélissier s’occupait à poursuivre les Ouled-Riah, tribu qui n’a jamais été soumise, parce que les pays qu’ils habitent renferment d’immenses cavernes… Suit le récit de l’enfumade des Ouled-Riah. Hommes, femmes, enfants et troupeaux se sont, à l’arrivée de la colonne française, réfugiés dans leurs grottes. On en a fait le siège et, au bout d’une journée, « à bout de patience » face au « fanatisme sauvage de ces malheureux » qui exigeaient, pour sortir, que l’armée française s’éloigne, Pélissier a fait mettre le feu à des fascines disposées aux accès. Le matin, tout est consommé. Cinq cents victimes, dit le rapport officiel. Aux environs de mille, témoignera un officier espagnol présent. Péroraison de l’orateur : « Il est de l’honneur de l’armée comme il est de la dignité du Gouvernement que de pareils faits soient démentis ou désavoués hautement. » (Source Wikipédia)
Nous pouvons écrire des milliers de pages sur les témoignages d’officiers ou de témoins sur ce qu’ii est advenu aux algériens qui ont combattu les français dans leur conquête de notre patrie. Malheureusement, les massacres ne s’arrêtèrent pas uniquement à la conquête ; Ils continuèrent bien au-delà. Il faut bien préserver sa colonie par n’importe quels moyens ! C’est-à-dire qu’il faut maintenir la situation dans des conditionsqui permettent de sauvegarder la sécurité des colons. Rien que pour cela, les français, après avoir promis l’indépendance à l’Algérie après la fin de la deuxième guerre mondiale, revinrent sur leur parole, et entamèrent l’anéantissement de quarante-cinq mille morts en une seule journée, le 8 mai 1945. Ce qui ne sera pas oublié par les algériens. Cela sera les prémices du Premier Novembre 1954Les colons, les militaires, les administrateurs…allèrent de pieds fermesdans leurs besognes quitte à transformer l’Algérie en une vaste terre d’esclavage. Tout ce qui bouge est remis à sa place par tous les moyens. Ne dit-on pas que l’Algérie fut une colonie de peuplement. On fit venir les européens de tout le continent européen. On donna la nationalité française aux juifs et autres. Les seuls qui furent déchus de tous les droits sont les autochtones qui, d’ailleurs, n’arrêteront jamais leurs combats jusqu’à la victoire finale, à savoir l’indépendance du pays en 1962
Des évènements sanglants se multiplièrent. Durant la guerre de libération nationale que la France considéra, d’ailleurs, de simples évènements et ce, jusqu’à récemment
La perte de l’Algérie pour la France exposait une faiblesse de sa puissance en tant que pays fort ayant beaucoup de colonies dans le monde. De plus l’Algérie est devenue un pays producteur de pétrole et de gaz, ce qui renforça sa réputation d’un pays fort économiquement et incita la France
Neuf personnalités – parmi lesquelles Benboulaid, Larbi Ben M’hidi, Aït Ahmed, Belgacem Krim, Ben Bella, Mohammed Boudiaffondent le (FLN), etl’(ALN), et commencent la guerreenNovembre 1954. La révolte touche tout le pays.
Toutes les pires méthodes furent employées y compris les bombardements au napalm, la torture, les noyades, les fosses communes… mais malheureusement pour la France celles-ci, n’atteignent pas leurs buts puisque les combattants de la liberté se libèrent du joug du colonialisme
Nous constatons que les faits marquants de la présence française en Algérie se situent en premier, lors de la conquête et, ensuite, lors du maintien de sa présence et ce jusqu’à sa défaite en 1962, défaitequ’elletraite, d’ailleurs,comme une victoire sur la révolutionet que le renoncementà sa colonie n’est que simple renonciation à la poursuite desoucis et de risques.
Vint ensuite la période de l’l’indépendance qui est entachée par des comportements et conduites de vengeances, de représailles et de condamnationspar des français Bienévidemment, tout est dit sur les algériens, qui veulent profiter comme ils le supposent, de leurs conditions spécifiques par rapport aux accords d’Evian et de ce qui peut avoir trait auxvisas.
Les relations entre les deux pays depuis l’indépendance sont une suite de malencontreuses querelles sans fins, ce qui fera dire aux spécialistes que ce sont des relations en dents de scie.
Parmi les grandes chamailleries, nous citerons celles qui se sont déroulées durant la présidence de Nicolas Sarkosy ou son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, ira jusqu’à déclarer que les relations entre les deux pays seront aux beaux fixes lorsque disparaitront les acteurs de la guerre, c’est-à-dire les moudjahidine. C’est comme si les martyrs qui ont laissé derrière eux veuves et enfants, ne sont pas concernés par les évènements
Encore, faut-il le signaler, beaucoup d’intervenants continuent à polluer les relations entre les deux peuples ; Nous citerons spécialement le candidat à la présidence Française en 2022, Eric ZEMMOUR ce juif aux origines algériennes dont on dit de lui que c’est une névrose algérienne et qui se rappellera toujours que ses parents ont dû quitter l’Algérie
En guise de conclusion, l’Algérie n’est plus le pays qu’a quitté de force la France en 1962. L’Algérie est devenue une puissance africaine respectée qui a son mot à dire dans les relations internationales et qui n’a aucunement besoin de la France sauf dans les conditions de respect et de coopération d’égale à égale.
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