Par OULHASSI Mohamed
Le Ramadhan n’est qu’à quelques heures de son avènement. La ville grouille de monde. Les chaussées sont squattées par les revendeurs, le diktat des transporteurs est apparent,… l’on perçoit l’absence de l’état.
Partout le constat est le même. Par groupes compacts les familles ou autres s’agglutinent autour des commerçants ambulants ou magasins pour s’accaparer de tout ce qui est proposé à la vente.
La confusion qui règne constitue une démarche naturelle qui accompagne l’acte de commerce dans les conditions qu’on connaît de cet espace assez spécial ou tout s’échange à des prix qui peuvent être exorbitants
Les concessions qui sont concédées par l’état sont le résultat d’une paix sociale qui n’est pas facile à réaliser d’où les libéralités qui sont faites à ce titre C’est ainsi que les vendeurs à la sauvette ne sont peu ou prou inquiétés. Ils peuvent squatter les trottoirs sans avoir à redouter une éventuelle course-poursuite avec la police..
Profitant de cette anarchie ambiante, les transporteurs oublient qu’ils accomplissent une mission de service public et transportent les passagers dans des mouroirs ambulants, les commerçants occupent les trottoirs illégalement en y exposant leurs marchandises, les cambistes exhibent des liasses de billets sur la voie publique, les bandes rivales règlent leurs comptes à coups de bagarres rangées et les rues croulent sous les ordures ménagères.
Les vendeurs à la sauvette n’ont jamais été vaincus dans leur besogne. Tout juste qu’ils arrêtent leur « commerces » quelques jours pour qu’ils reprennent de plus belle leur charge sans aucune inquiétude. Il semble que rien ne les arrête Les forces de l’ordre ont peut-être pour instruction de ne plus chasser les vendeurs qui occupent trottoirs et grandes artères d’où la multiplication du commerce informel Les altercations des riverains ou les plaintes des commerçants n’ont aucune incidence sur l’attitude des pouvoirs publics. Les « ambulants » sont les maitres à bord..
Il est vrai que les pouvoirs publics craignent les mouvements de ces « marchands » qui peuvent créer des problèmes au niveau de la cité ce qui, indirectement, ne laisse pas indifférent les jeunes qui profitent ainsi de la situation sans qu’ils ne soient inquiétés par les agents de l’ordre pour les produits qu’ils vendent et qui peuvent être dangereux pour la santé des gens du fait de la contrefaçon ou de produits à la date de péremption dépassée. Les commerçants qui activent légalement , vu le laxisme dans lequel ils vivent, n’hésitent plus à exposer leur marchandise sur les trottoirs.
Ou va-t-on , Arriverait-on à améliorer la situation ? Si le discours officiel condamne cette situation, l’on constate malheureusement, que le commerce illégal se développe sans qu’il ne soit mis fin une fois pour toute à ses méfaits
A Annaba, toute l’année, on échange dinars contre devises ou vice-versa Les tunisiens qui viennent faire leur commission de toute sorte ne sont même pas obligés de faire le change mais ils achètent tous les produits, y compris les pièces de rechange, en leur monnaie nationale avec des prix insignifiants.
Notons, également, que les transporteurs, sans scrupules avec des bus sales et mal entretenus continuent à sillonner la ville dans des conditions de sécurité très mauvaises. .. Ils racolent les utilisateurs en faisant des arrêts non autorisés, démarrent alors que ces derniers n’ont eu le temps ni de monter ni de descendre. Que d’accidents ont été ainsi provoqués !.
Signalons le manque d’hygiène au niveau des stations et des bus et la grande désorganisation du transport concernant les taxis.

