Par OULHASSI Mohamed
Les prix, chaque jour que Dieu fait, sont à la hausse. Il n’y a qu’à prendre le prix du paquet de café de 250 grammes pour en être convaincu ! Il n’y a pas deux ou trois mois que la ménagère le réglait aux environs de 160 DA. Aujourd4hui, 24/05/24 il a atteint 350 DA soit une augmentation de 118 %. Ce qui constitue dans les faits une aberration lorsqu’on constate que, presque, tous les achats de la ménagère connaissent un chambardement ahurissant bien avant le Ramadhan. Qu’est-ce qui se passe ?
Rien dans le comportement des gens, pour ne pas dire des consommateurs, n’indique cette frénésie d’achat qui peut entrainer, peut-être, le désir de stockage chez soi des produits de large consommation. Néanmoins, l’on constate l’abattement des personnes au sortir des marchés. Il est vrai qu’on est loin, très loin même, de satisfaire ses besoins quotidiens.
Pour si peu de choses achetées, le portefeuille explose. Fruits, légumes ou autres produits, on est très loin du compte puisqu’on ne couvre pas les nécessités et exigences souhaités concernant les achats de la famille ! Tout ceci pour dire, qu’en fait, le problème posé incombe non pas aux consommateurs mais aux prix affichés par les vendeurs aussi bien les marchands de légumes, les détaillants ou grossistes.
Il faut, cependant, distinguer que cette agitation ou surexcitation ne date pas de beaucoup de temps ; Elle a suivi un calme qui a embrassé le marché durant une grande période ou le citoyen a enfin soufflé face aux comportements négatifs de ceux qui régissent le marché. Une grande satisfaction s’est emparée des familles et de tout consommateur face à la maitrise des prix et tout indiquait que tout va dans le meilleur du monde.
Dans la région d’Annaba, El Tarif , Souk Ahras , Guelma ou Tébessa pour ne pas citer toutes les régions algériennes, tout baignait dans l’huile. Cette appréciation sur les prix abordables est d’ailleurs implicitement constatée par les centaines de tunisiens qui fréquentaient notre pays et duquel ils faisaient leurs commissions. Le problème posé n’est pas aussi simple ! Qui commande cet instrument si bien utilisé par les ennemis d’hier qui ont failli détruire notre société ? Cachés dans l’ombre, ils ne s’avèreraient pas être vaincus que si la société arriverait à faire tomber leurs stratagèmes malveillants et malintentionnés.
Seulement, voilà la mission de ceux qui doivent les combattre n’est pas de tout repos. Ainsi, par exemple, nous citerons une étude de doctorat sur l’expérience de l’insécurité et de l’ordre dans les marchés. Une telle étude est associée à une comparaison des expériences des personnes qui vivent dans la région, à l’image de la région par ceux qui n’y vivent pas, ainsi qu’au phénomène réel de «désordre» et d’insécurité comme la criminalité, le vandalisme et la consommation de drogue. Ce sont aussi des phénomènes sociaux qui peuvent être étudiés par la sociologie.
Une partie de cette étude a également abordé la cohésion sociale de la communauté suburbaine comme condition à la fois du phénomène réel d’insécurité et de l’expérience de l’insécurité. Cest un thème assez classique de la sociologie, étudié par Durkheim il y a plus de 100 ans. Un autre sujet classique serait l’apprentissage social des modèles de comportement (comme le comportement criminel, étudié par Tarde qui n’était pas un sociologue, mais qui peut être considéré comme l’un de ses pionniers).
Un autre phénomène classique est le comportement de carrière. Il y a un exemple de comportement de carrière de personnes en corrélation avec leur religion dans l’esprit du capitalisme de Weber, et plus tard des études méticuleuses du comportement de carrière de nombreux groupes de personnes différents ont été étudiés, par exemple celui des députés, et celui des scientifiques
En principe, nous pouvons dire que des phénomènes sociaux peuvent être observés et nous avons déjà stocké des prototypes de divers comportements dans notre esprit, et après nous observons tout type de comportement stocké, nous observons immédiatement et savons ce que sont les phénomènes. Il existe une vaste gamme de phénomènes sociaux dans la société.
Les phénomènes sociaux attirent les gens dans la société et les gens en tant que membres de la société s’intéressent aux phénomènes sociaux. Une autre façon de le comprendre aussi – tout ce qui se passe dans la société avec une certaine signification pour les personnes vivant dans la société est un phénomène social. Il est observable, la majorité des gens le savent, interagissent avec lui et en ont un sens. Ainsi, des phénomènes sociaux réalisés et interprétés par des personnes. Les connaissances dérivées de l’observation peuvent être appliquées. L’amour, la paix, la guerre, etc. tout ce que nous avons conçu à travers la perception et limitation dans notre esprit n’est pas inutile, il a plutôt une certaine signification et s’est déjà produit et observé par d’autres pour que nous en sachions.
Comprendre les phénomènes sociaux n’est peut-être pas si difficile que cela, mais l’interprétation et l’approfondissement peuvent nécessiter une expertise. Quelques problèmes posés en Algérie peuvent comprendre beaucoup d’interprétations tirées du vécu de phénomènes ayant pour source notre société elle-même.
Sans aller jusqu’à épiloguer sur des sujets qui paraissent disproportionnés, que faut-il dire des problèmes des pénuries inexpliquées de produits largement consommés et qui disparaissent selon des conjonctures méconnues ? De même, faut-il trouver des explications à cette rareté d’eau potable compensée par la vente de marchands d’eau trimbalée par de soi-disant vendeurs qui parcourent nos cités chaque jour que dieu fait
A QUOI EST DUE LA HAUSSSE DES PRIX ? Phénomène social ou manquement d’expertise
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