Le renoncement des citoyens. Quelles sont ses causes ?

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Par OULHASSI Mohamed
Bien qu’on peut penser que la détérioration, les préjudices ou le désordre qui peuvent toucher l’économie algérienne sont sous tendu par des causes profondes de la défection, ils sont également à rechercher dans des attitudes et comportements irresponsables qui peuvent entrainer des scissions et des complications irrémédiables ou difficilement redressables
Les soubresauts ayant agité le monde politique depuis 1988 et, par voie de conséquence, toutes les autres institutions sont révélatrices du passif à surmonter. Des phénomènes inimaginables dans des sociétés normales ou qui se respectent ostensiblement cachés à la majorité des citoyens avaient des dessous dont la corruption est la pièce maitresse.
Des hommes médiocres ont succédé en 1980à des hommes forts et habiles. Vol, corruption, injustice, indifférence, lâcheté…sont leur héritage ; un héritage que l’histoire,, certainement, ne leur pardonnera jamais
A -la dégradation de la qualité de la vie, au mécontentement et l’insatisfaction des citoyens, s’opposent l’immoralité, le culte de la vie facile, la médiocrité d’une frange des dirigeants.
Les performances sont remplacés par des échecs cuisants, la fierté des travailleurs rabaissée à une vile humiliation et l’espoir d’un avenir meilleur gommé de tout rêve légué par ces hommes à un peuple connu à travers l’histoire ancienne ou contemporaine par la plus noble des qualité qui est la fierté.
Il faut préciser toujours que ce sont ces hommes qui ont ruiné le pays et, plus grave, qui sont arrivés à atteindre les fondements de notre société de par leurs méfait. Car mettre toute cette dégénérescence sur le compte du système, qu’eux-mêmes ont généré et qu’ils incriminaient eux-mêmes pour se disculper de la débâcle, c’est ne pas faire grief de leur responsabilité personnelle.
Leur responsabilité s’étend à toutes les activités et fonctions. Aujourd’hui ,alors que les défaillances les plus criardes continuent à ruiner notre existence, la tendance pour une reprise de l’économie est davantage soumise à un loyalisme partisan qu’ à une action scientifique basée sur une méthodologie rigoureuse par « loyalisme, il faut surtout entendre l’acharnement d’UN groupe d’hommes à une vision politique ayant pour objectif d’arrêter le massacre par la réduction des problèmes sociaux dans un premier acte, et si c’est possible entamer la reprise réelle dans le second acte.
Cependant ceci depuis Octobre 1988, les actions au sommet n’ont pas eu de répercussions sur le décollage économique, ne serait-ce que sur le plan de la stabilisation dans la médiocrité. D’année en année et de bilans en bilans, les résultats dégringolent, parfois à une vitesse vertigineuse, vers le bas.
Au grand désespoir d’hommes de métier connaissant leurs milieux professionnels, imprégnés des véritables causes de leurs secteurs d’activité, capables d’opérer des relances sans moyens conséquents mais fâcheusement loin des centres de décision, les décisions de la décennie noire continuent sur leur lancée d’appauvrissement du pays aidés en cela par l’accaparement de l’attention des principales forces politiques par le pouvoir lui-même dans une première phase et, dans la seconde phase par les problèmes de sécurité et du danger de scissions qui guettent le pays.
La conséquence des phénomènes décisifs sur l’attitude des citoyens sont faciles à deviner. C’est l’incrédibilité en toute action gouvernementale Est vrai que le sommet n’est pas épaulé ou renforcé par les par les divers échelons internationaux.
La défection, donc, est renforcée par les quotidiens que rencontrent les gens. Et il ne s »agit nullement de ceux qui sont largement médiatisés cherté, manque de logement ; mal vie…car si ces derniers ont leur importance, ils sont la cible et le seront toujours de n’importe quel programme politique. Ce qui ne devrait pas, par conséquent, exister ce sont les agissements qui compromettent la réalisation de ces objectifs.
Les lenteurs dans l’application des programmes et des décisions, le blocage à tous les niveaux, voire le cloisonnement que vivent nos entreprises, nos administrations et nos chantiers, l’absence de communication, la non concrétisation des discours sur le terrain du vécu… sont sans doute, un exemple de la vague des problèmes qui envahissent notre quotidien et accentue la panne de la société. Les institutions chargées de l’amélioration du vécu du citoyen se renforcent
Alors, qu’est ce qui engendrera la défection des citoyens ? La vie difficile ou le régime honni qui a été pendant plus de vingt années à la tête du pays et qui a laissé derrière lui les traces de ceux qui appliquaient de toutes leurs forces les anciens dirigeants toujours présents dans son quotidien. Quel constat faut-il faire ? Il semble qu’une meilleure appréciation des choses va voir le jour ! Le citoyen est dans de meilleurs attitudes et positions pour combattre le sabotage et méfaits de la ISSABA.

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