Par OULHASSI Mohamed
Quel serait l’impact d’un article journalistique sur l’immobilisme et la léthargie qui semblent être la caractéristique qui distingue les institutions dont la mission est la sauvegarde d’un patrimoine inestimable ? Quelles pourraient être leurs actions lorsque la dégradation de tout un environnement s’accentue de plus en l’absence d’interventions pour juguler le désastre ?
Depuis plus de trois décennies, toute une région a souffert le martyr du fait des conséquences du développement du déversement d’eaux usées liés à des activités industrielles polluantes. dans l’Oued Seybouse ou tout simplement dans la nature. Ainsi, toutes transformations de tomates, piments piquants et autres, leurs eaux sont déversées dans l’un des cours d’eau les plus réputés d’Algérie ou franchement dans la nature; Ne dit-on pas que l’oued Seybouse est la seule rivière qui ne s’assèche jamais durant l’année !
Les nuisances générées sont gravissimes pour la vie animale et végétale, voire pour l’homme lui-même. La gravité du problème est à l’image de ces usines implantées sur les berges du plus important cours d’eau d’Algérie. Ce choix délibéré est bien évidemment, la facilité offerte pour le rejet des déchets sans dépenses supplémentaires.
La Seybouse est l’aboutissement du confluent de l’Oued Bouamrane et Oued Charef. Qui se réunissent près de Medjez Amar, un petit village, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Guelma. Cet Oued, très ancien qui a survécu à des siècles ; Les romains l’ont pris comme limite de la tripolitaine dans sa limite accidentelle du côté du confluent n’est plus qu’une décharge tout juste utile à l’évacuation des déchets. Il ya bien longtemps que les paysans ont baissé les bras. Leurs doléances n’ont pas trouvé d’échos. Surtout les premières années de l’industrialisation ou toute réclamation était considérée comme un sabotage économique.
Découragement
Dans la région de Bouchegouf, pour ne citer que celle-ci, l’agriculture subit une dégringolade importante. Des milliers d’hectares drainés par l’Oued sont concernés. Il faut dire, aussi, que la pollution n’est pas le seul agent en cause. L’érosion créée par l’exploitation sauvage des berges l’ouverture des chantiers ou des carrières de tout venant, déboisement…) est un autre facteur non négligeable. Aspect qu’a pris l’oued n’est que la résultante de l’absence de protection naturelle que fut la végétation luxuriante qui a toujours, pourtant, été présente sur ses rives. En enlevant ces obstacles naturels, les mains criminelles n’ont fait que précipiter l’arrêt du cadre de l’oued. Déformation du lit ; grignotement par les eaux à chaque crue de dizaines d’hectares…
De Boudaroua à Boukaouza un spectacle attendu peut surprendre n’importe quel visiteur.
la pollution des eaux des oueds Seybouse
Une étude réalisée par des étudiants du Département de Géologie, Faculté des Sciences de la Terre. Faculté des Sciences de l’Ingéniorat. Université Badji Mokhta a démontré ce qui suit :
. Résumé L’objet de cette étude est d’expérimenter un protocole de travail basé sur des prélèvements de surface et de puits de particuliers en vue d’établir la qualité des eaux et d’assoir des bases de données relatives à la pollution hydrique en Algérie. Les résultats des analyses chimiques montrent pour les deux oueds un faciès chimique dominant et caractérisé par le chloruré sulfaté sodique, en relation avec des rejets industriels, domestiques et le lessivage des formations géologiques. L’établissement du diagramme ammonium-nitrate montre que le rapport NH4+ /NO3- diminue d’amont en aval et s’explique par la transformation de l’ammonium en azote au cours de la période d’observation s’étalant de janvier à juin 2007. Des teneurs excessives en PO43- dans l’oued Mellah ont été observées comparativement à l’oued Seybouse, ce qui conduit à une eutrophisation. Les variations de la DBO5 et de la DCO évoluent suivant des valeurs acceptables dans les deux oueds. Les teneurs excessives en chlorure (>600 mg/l) dans l’oued Mellah s’expliquent par les rejets domestiques, industriels et au lessivage des formations sédimentaires évaporitiques. La simulation montre que le NH
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et l’oxygène sont en sous-saturation dans les eaux surtout au niveau de l’oued Mellah témoignant ainsi d’une eutrophisation avancée Mots clés : Oued Seybouse – Oued Mellah – Qualité des eaux – Pollution, Eau de surface – Puits – simulation Abstract The purpose of this study is to test a working protocol based on sampling from surface and belonging to individual wells to establish water quality and to set a database on the extent of water pollution in Algeria. Chemical analysis results indicate that the dominant chemical compounds are characterized by sodium and chloride-sulfate as a result of domestic and industrial discharges, and geological formations leaching. The construction of ammonium-nitrate diagram shows that the ratio NH4+/NO3- decreases from upstream to downstream and is explained by the conversion of ammonium into nitrogen during the observation period.
Nous allons nous suffire dans cet article de cette succincte analyse en attendant de faire mieux dans un prochain article

