Pour : Le Point d’Algérie.
A.Chouabnia.
Nul ne peut écrire l’histoire d’un peuple en dehors de lui-même !
Un peuple qui a existé avant la France et bien d’autres, défend sa souveraineté historique, de l’écrire lui-même, jamais par ceux qui sont contre lui.
1830, n’est pas le début de notre histoire, St Augustin, les royaumes Numides et jusqu’à l’ère moderne ont laissé une empreinte qui continue, qui refuse l’effacement.
Voyez-vous une histoire réécrite à distance, pour effacer notre identité, notre culture, si ce n’est l’imaginaire colonial, qui alimente un exotisme à la place d’un réel historique, allant jusqu’aux basses soumissions à propulsion médiatique d’un déni qui vient de chez nous…par ces pseudo intellectuels.
Pourquoi alors M’HAND, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri, Kateb Yacine Assia Djebbar, Rachid Boudjedra, Yasmina Khadra et bien d’autres, tous ces noms venus de l’Algérie, L’Algérie des villes et des montagnes, ces fils de la même terre, n’ont jamais glorifié la colonisation, bien au contraire ont défendu leur Amazighité, leur identité et leur culture depuis Apulée, Ibn Kaldoun, jusqu’à Arkoun, ne sont-ils pas les auteurs de notre récit ?
Pour que nul n’oublie, la civilisation Numide, occultée par la colonisation était en fait cette civilisation, ce socle de l’histoire avant l’histoire, nous étions bien là quand même…

