Pour : Le point d’Algérie.
De l’auteur : A.Chouabnia, en mémoire au 20 Aout 1955.
J’avais un peu plus de 21 ans (post indépendance, en l’année 1968), Madame Fiorentino Raymond, boulangère à Annaba, connue sous le sobriquet de Mme Max, eu la gentillesse de me confier, suite à ma question sur l’origine de son adresse et son envergure, un témoignage digne de mérite et de grandeur et dont je savourais cet hommage à notre héros.
« Mon petit Chérif, il était si gentil si beau !»Dans ce quartier où il a grandi et vécu, il jouissait d’une grande estime !
J’avais tout vu, j’étais là lorsqu’il fut pris en chasse par une patrouille de paras, il était seul mais arriva quand même à mettre à terre quelques-uns à la manière Bônoise dite « qu’llib »art populaire local de contre-attaque ou de défense, nécessitant une extrême agilité et de grands reflexes,(qualités intrinsèques d’un chef commando).
En 1958, j’appris avec tristesse sa mort, suite à un accrochage …des sanglots s’en suivirent et de finir : si ce n’était leur nombre et les armes, ils ne seraient pas arrivés à leur fin « tuer »enfin le martyr repose en paix, il avait accompli sa mission. Ce récit avait eu lieu à l’adresse suivante :
(Ex boulangerie : Fiorentino.)
Place
« BABOU CHERIF »
Par le passé, il y a de ça 123 ans (entre 1835 et 1958), ces héros ont existé … : « Une patrouille militaire Française avait harcelé un autochtone, et voulant s’y opposer il fut tué sur le champ-(champ d’honneur), sa tête portée au bout du sabre meurtrier, sera accrochée à la coupole de Sidi Brahim. Plus d’un siècle sépare les deux martyrs, mais ils sont de la même race, ils ont la même histoire, l’histoire immortelle des hommes libres ! Les hommes qui meurent en héros. Un autre Harbi martyrisé, voyez-vous l’usurpateur ne s’assouvi jamais et n’apprendra jamais que la lâcheté n’investit que dans les lâches…ainsi après 122 ans (entre les deux Harbi, le premier du côté de Sidi Brahim, le deuxième à l’Edough1835-1957 ce ne seront que : dangereux brigand et puis : dangereux criminels ,seulement la fin a justifié ces expressions et à qui de droit) Le système colonial, d’ où qu’il soit, lequel qu’il puisse être, gardera bien son histoire…

