Par OULHASSI Mohamed
Des centaines de millions d’Euros appartenant à l’Algérie sont conservés en France qui refuse, jusqu’à aujourd’hui, de les rendre. Pour recouvrer son argent, l’Algérie a envoyé 61 commissions rogatoires : Tout cet argent a été détourné par des oligarques qui composaient le gouvernement de Bouteflika et qui s’étaient réfugiés dans ce pays en question.
Constatons que la suisse et l’Espagne ont répondu par l’affirmatif étant donné que la Suisse a traité 10 dossiers sur 3 3 permettant à l’Algérie de récupérer plus de 110 millions de dollars alors que L’Espagne a autorisé la restitution d’un hôtel, propriété d’ Ali Hadad , l’un des plus grands corrompus de l’ère Boureflika. Voilà ,donc , deux pays européens qui ont coopéré. La France. avec qui des accords à caractère obligatoire existent n’a pas donné suite aux sollicitations algériennes. Le refus de Paris concernerait notamment des dossiers sensibles des membres de l’organisation MAK de Ferhat Mehani, classée terroriste par l’Algérie ou encore l’Ancien ministre de l’Industrie Abdeslam Bouchouareb, alors que des accusés moins importants voient leur dossier avancer côté français. Ce blocage entraine un principe de réciprocité. L’Algérie peut, rejeter des centaines de demandes Françaises C’est, donc une guerre judiciaire froide en plein dégel sécuritaire entre les deux pays. Alors voici la question qui fâche : est-ce que la France protège délibérément des corrompus sur son sol pour s’en servir comme levier. politique contre l’Algérie ?
Par conséquent, de tous les pays européens qui, un jour ou l’Algérie souffrait des mauvais comportements des oligarques qui formaient le gouvernement de Bouteflika, le pays qui a rejeté l’option de collaborer avec Alger quant à la récupération des fonds détournés c’est bien la France
Bien évidemment, le dossier de la récupération des fonds détournés à l’étranger revient au cœur de l’actualité en Algérie. Dans son dernier communiqué, le Conseil des ministres met en lumière un contraste saisissant entre les pays européens ayant accepté de collaborer avec Alger et ceux qui ont rejeté cette option. Selon les données présentées par le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, l’Algérie a adressé 33 commissions rogatoires à la Suisse. Sur ce total, 20 ont été acceptées, et quatre dossiers ont déjà été finalisés. Résultat : plus de 110 millions de dollars devraient être récupérés dans le cadre de ces procédures. Ces avancées concrètes ont valu à la Confédération suisse des remerciements officiels de la part du président de la République, qui a salué son engagement dans la restitution des avoirs détournés. Même si les chiffres détaillés n’ont pas été communiqués, l’Espagne figure elle aussi parmi les partenaires ayant répondu favorablement aux demandes algériennes. L’un des exemples marquants reste la récupération d’un hôtel de luxe à Barcelone, précédemment détenu par l’homme d’affaires Ali Haddad, figure controversée de l’ère Bouteflika. En revanche, la situation avec la France suscite de nombreuses interrogations. Le communiqué officiel révèle que 61 commissions rogatoires ont été adressées à Paris, sans qu’aucune n’ait reçu de réponse.
Un silence qui contraste fortement avec les engagements théoriques liés aux accords de coopération judiciaire entre les deux pays. Au-delà des chiffres, ce dossier illustre la dimension à la fois judiciaire et diplomatique de la lutte contre les flux financiers illicites. Les progrès enregistrés avec certains partenaires contrastent avec les difficultés rencontrées avec d’autres, soulignant l’importance des volontés politiques dans l’aboutissement des procédures.
Aussi, cette absence de réaction française alimente les critiques sur une possible politisation du dossier. Plusieurs observateurs estiment que le blocage français ne peut être dissocié du climat tendu qui caractérise les relations Algéro-françaises depuis près de deux ans.
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