Complexe d’El Hadjar : qui a mis à genoux l’usinesidérurgique ?

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PAR OULHASSI MOHAMED

L’histoire du complexe sidérurgique d’El hadjar est un peu la chronique de l’industrialisation algérienne. On a bien fêté, le trentième anniversaire de la première coulée de fonte en juin 1999 qui constitue d’ailleurs le début de la fin des années de gloire, de fierté et de notoriété des actions qui ont accompagné le développement algérien.

En effet, l’avènement du Bouteflikisme représenta pour les connaisseurs des hommes politiques algériens une étape de la dégringolade vers l’inconnu et qui engendrera petit à petit toutes les déficiences, carences et faiblesses qui ont jalonné l’ère Bouteflika et ce jusqu’à sa dégringolade en 2019.

Entre la première coulée du haut fourneau d’El Hadjar, datant de 1969, et celle de l’arrivée de Bouteflika en 1999 et, enfin, de la déchéance de ce dernier en 2019 la sidérurgie a connu les pires moments de son évolution pour ne pas dire de son bouleversement. Le monde de la sidérurgie a traversé des étapes difficiles qui ont vu l’intervention de parties néant ni la compétence nécessaire pour intervenir dans le règlement de problèmes techniques spécifiques ni la connaissance requisedans le management de la sidérurgie. Les seuls résonnements exhibés dans cette présentation sont des arguments d’autorité et rien n’est laissé à l’intelligence des subalternes que de s’exécuter devant les ordres.

Sans nul doute que la sidérurgie algérienne a beaucoup perdu dans les programmes qu’elle s’est assigné et supposée la faire sortir de ses difficultés. La fameuse session du complexe d’El Hadjar, aux environs de 2001, et restée aux travers de la gorge de décideurs obnubilés, semble-t-il, par les mirages de la privatisation avec le lot de rêves qui lui est rattaché et qui sont allés jusqu’au bout de leurs idées, ignorant certainement, que rien ne se donne, ils se sont donnés corps et âmes à plus forts qu’eux dans le monde des affaires.

Les thèses sur lesquelles ils se sont appuyés, comme par exemple la privatisation améliore la productivité, réduit les subsides aux entreprises nécessiteuses ou génère des ressources par la vente des entreprises ont amené tout droit nos agents économique dans une crise inextricable. Quel meilleur exemple à examiner que celui du complexe sidérurgique d’El Hadjar !

Il ne s’agit évidemment pas de procéder à une étude économique mais tout simplement de rendre compte de la vie de hauts cadres placés, anciens et nouveaux du complexe et dont on ne fait appel, malheureusement, que pour leur extirper ce qu’ils peuvent donner le mieux on tant que technicien de l’acier. Aux autres, les décisions stratégiques qui n’ont cependant fait qu’entrainer le joyau de l’industrie algérienne en plein dans le mur. Jugeons en plutôt !.

La fin des années quatre-vingt-dix du point de vue paramètres de production semble aujourd’hui constituer un paradis étant donné que c’est comparer l’incomparable par rapport à ce qui existe aujourd’hui. Qu’il est loin le temps ou annoncer la production d’un million et quelques centaines de milliers représentaient une catastrophe malgré la décrépitude des installations et les conflits sociaux ! Comparativement, que représentent donc les quelques centaines de milliers de tonnes élaborées aujourd’hui et également ce qui a été produit par  l’ogre mondial de l’acier qu’est le géant indien ?

C’était un complexe qui marchait à la force des bras des algériens. Un sociologue algérien dans la préparation d’une étude en France a déclaré concernant le complexe d’El Hadjar que celui-ci ne sera jamais mis en marche vu l’état de ses machines. C’était dans les années 80. Ce qui démontre les prouesses et le courage du cadre et de l’ouvrier algérien ! N’était-ce également pas la confiance et le courage du monde du travail malgré les problèmes auxquels ils étaient exposés !

C’était des ateliers qui produisaient à des cadences moyennes, pour ne pas dire faibles, mais permettaient l’existence d’une activité qui formait ses hommes et le maintien d’un niveau acceptable en technologie. Souvenons-nous de la période vache à lait ou l’indien ISPAT prit en possession l’usine d’El Hadjar ! Rien que les stocks de produits finis, de pièce de rechange,  ou de ferraille en firent la richesse de l’indien qui s’en servit è cœur joie.

La vente d’El Hadjar se fit en dehors des pionniers de la sidérurgie algérienne qui furent d’ailleurs humiliés par les bureaucrates (politiciens ou autres) Ils furent remerciés très tôt et remplacés par des cadres russes et autres étrangers. Qui a autorisé les indiens à dévaloriser et à rabaisser des cadres qui , d’ailleurs, accompagnèrent l’industrie lourde depuis son avènement? A ne pas en douter, cela ne pourrait s’agir que du personnel politique qui a ordonné l’emprisonnement des dirigeants de SIder vers la fin des années 97 ! Le revers de la médaille a fait qu’eux-mêmes croupissent aujourd’hui dans les geôles dans lesquelles ils ont fait souffrir des cadres honnêtes et nationalistes ayant beaucoup donné pour leur pays.

Cependant, qui a fait que des décisions aussi démesurées qu’excessives furent prises à l’encontre des principaux cadres de SIDER que la préparation de l’économie algérienne par ceux qui font aujourd’hui l’objet de présentation à la justice aux déluges de décisions qui ont fait jet notre économie dans les abimes du sous-développement grâce au renvoi des meilleurs de nos cadres !?

Ce qui revient à dire que l’Algérie qu’on le veuille ou pas a bien été préparé depuis ces années par les mêmes hommes à la situation qu’on connait maintenant et qu’à ce titre il est exigé de la justice d’aller loin dans ses e de gens qui brisèrent la dynamique qui a été créée par des décennies de formation des hommes que ce soit par les universités algériennes ou des écoles algériennes. .

Des générations entières vécurent au rythme des comportements de ceux qui préparaient le pays à la ruine du fait de la mise à l’écart des cadres chèrement formés. Des diplômés dans des spécialités rares du management et de la technique furent tout simplement jetés dans la nature dans le cadre de ce qu’on appelle les départs volontaires. Les meilleurs ouvriers dans les métiers de la fonte et de l’acier n’ont pas été retenus mais la candidature acceptée pour le départ volontaire pour la simple raison de réduire les effectifs sans tenir compte de la qualité de ceux qui restent..

La question était très simple : c’est le nombre de partants qui intéressait le plus. L’idée de retenir au travail les meilleurs n’a pas fait son chemin parce que tout simplement ce sont les plus compétents et les plus sérieux qui partirent. Aux bras cassés de faire les mauvais (beaux)  jours du complexe. Ceux qui ont reçu les directives de réduire le personnel n’ont pas le droit de discuter les ordres. Les saboteurs qu’étaient les décideurs d’alors avaient toute la latitude d’utiliser tous les moyens pour arriver à leurs fins ! Vider les ateliers de leur meilleurs ouvriers et cadres !!

Se remémorer les années 97, donc les années du départ volontaire, c’est se rappeler le comportement de la direction de l’usine d’El Hadjar qui, en connivence avec les soit disant représentants des travailleurs vida les ateliers de leur vraie substance ce qui veut dire qu’on ne tint pas compte de la vraie idée qui doit guider l’exécution des ordres.

Ainsi arriva-t-on à libérer les dizaines d’ateliers de milliers de travailleurs parmi lesquelles des milliers pour lesquelles l’Algérie a déboursé des millions à l’étranger pour leur formation, tout ceci pour libérer les lieux à l’indien qui en fit ce qu’il voulut jusqu’au jour où il déguerpi laissant les lieux dans la désolation. Qui a provoqué ou à qui incombe   l’anéantissement de ce qui a été bâti grâce aux labeurs d’hommes ayant l’amour du pays dans leur cœur ? N’est ce pas le résultat de-là trahison de ce pouvoir qui est actuellement poursuivi en justice ??  Alors ne doit-on pas dénoncer le mal qui a été fait au complexe d’El Hadjar par ELIçABAcomme une trahison pour laquelle elle doit être poursuivi ??

En attendant, l’espoir de remettre sur pied le complexe d’El Hadjar est de mise

 

 

 

 

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