Par OULHASSI Mohamed
S’il est vrai, que le déclin de l’économie est sous-tendu par des causes purement matérielles, les causes profondes de la démission ou la défection sont aussi à rechercher dans des attitudes et comportements irrationnels ayant entrainé des déviations et dysfonctionnements irréparables.
Les soubresauts ayant agité le monde politique depuis octobre 1988 et, par voie de conséquence toutes les autres institutions sont révélatrices du passif à surmonter.
Des phénomènes inimaginables dans des sociétés normales ou qui se respectent ostensiblement cachés à la majorité des citoyens avaient des dessous dont la corruption est la pièce maitresse
Des hommes médiocres ont succédé en 1980 à des hommes forts et habiles. Vols, corruptions, injustices, indifférences, lâchetés…sont leurs héritages ; Un héritage que l’histoire, certainement, ne leur pardonnera jamais.
Ala dégradation de la qualité de la vie, au mécontentement et l’insatisfaction des citoyens s’opposent l’immoralité, le culte de la vie facile, la médiocrité…d’une frange des dirigeants.
Les performances sont remplacées par des échecs cuisants, la fierté des travailleurs rabaissée à une vile humiliation et l’espoir d’un avenir gommé de tout rêve légué par ces hommesà un peuple connu à travers l’histoire ancienne ou contemporaine par la plus noble des qualité : LA FIERTE.
Il faut préciser toujours que ce sont ces hommes qui ont ruiné le pays et, plus encore, qui sont arrivés à atteindre les fondements de notre société de par leurs méfaits. Car mettre toute cette dégénérescence, sur le compte du système qu’eux-mêmes ont généré et qu’ils incriminaient eux-mêmes pour se disculper de la débâcle, ce n’est pas faire grief de leur responsabilité personnelle..
Leur responsabilité s’étend à toutes les activités et fonctions. Aujourd’hui, alors que les défaillances les plus criardes continuent à miner notre existence, la tendance pour une reprise de l’économie est davantage soumise à un loyalisme partisan qu’à une action scientifique basée sur une méthodologie rigoureuse par ‘’’loyalisme’’, il faut surtout entendre l’attachement d’un groupe d’hommes à une vision politique, ayant pour objectif d’arrêter le massacre par la réduction des problèmes sociaux dans un premier acte, et si c’est possible entamer la reprise réelle dans le second acte.
Cependant, ceci depuis Octobre 1988, les actions au sommet n’ont pas eu de répercussions sur le décollage économique, ne serait-ce que sur le plan de la stabilisation dans la médiocrité. D’année en année et de bilans en bilans, les résultats dégringolent, parfois à une vitesse vertigineuse, vers le bas.
Au grand désespoir d’hommes de métier connaissant leurs milieux professionnels, imprégnés des véritables causes de leurs secteurs d’activité, capables d’op »rer des relances sans moyens conséquents mais, fâcheusement, loin des centres de décisions, les décideurs de la décennie noire continuent sur leur lancée d’appauvrissement du pays aidés en cela par l’accaparement de l’attention des principales forces politiques par le pouvoir lui-même dans une première phase et, dans la seconde phase, par les problèmes de sécurité et du danger de scission qui guettent le pays.
Les conséquences des phénomènes décrits sur l’attitude des citoyens sont faciles à devine. C’est l’incrédulité en toute action gouvernementale. Est vrai que le sommet n’est pas épaulé ou renforcé par les divers échelons intermédiaires.
La défection, donc, renforcée par par les problèmes quotidiens que rencontrent les gens. Et il ne s’agit nullement de ceux qui sont largement médiatisés Ce qui ne devrait pas , par conséquent, exister, ce sont les agissements qui compromettent la réalisation de ces objectifs.
Les lenteurs dans l’application des programmes et des décisions, le blocage à tous les niveaux, voire le cloisonnement que vivent nos entreprises, nos administrations et nos chantiers l’absence de communication, la non concrétisation des discourssur le terrain du vécu…sont sans doute, un exemple de la vague des problèmes qui envahissent notre quotidien et accentue la panne de la société, le paradoxe est, sur, derrière les institutions chargées de l’amélioration du vécu du citoyen se renforce le pouvoir des exécutants du pouvoir d’hier.
Alors, qu’est ce qui engendre la défection des citoyens ? La vie difficile ou le symbole d’un régime honni toujours présent dans son quotidien, bien que de grands changements sont constatés dans l’exercice du pouvoir depuis environ deux années ?

