Par A.Ould Omar
Chronique d’une visite touristique le 21/02 à 21:50] :
Rien de plus agréable que de marcher dans la campagne, lorsque le soleil décline, que le pépiement des oiseaux annonce la descente de la nuit. Un calme enchanteur envahit la contrée qui s’enfonce petit à petit dans un silence reposant.
Les curistes du jour ont presque tous quitté la station thermale. Il y a de cela une soixantaine d’années, Hammam Ouled Ali était un lieu- dit, connu par les paysans de la région et quelques mordus du thermalisme, ayant des amis prêts à les héberger.
Je fréquente ce lieu depuis plus de 40 ans. J’ai cherché à le connaître, par curiosité, parce que des êtres chers, aujourd’hui disparus, venaient y passer une semaine, une fois par an. C’étaient des personnes aux goûts et plaisirs simples.
Avec eux, sans discours savants, j’ai appris à connaître les bienfaits du thermalisme. Je les constatais sur leurs corps, à leur retour de cette semaine bienfaisante. Des hommes et des femmes qui travaillaient dur, sans se plaindre.
Je me rends compte
le 21/02 à 21:51
Aujourd’hui combien leur douce présence était une source de connaissances transmises par l’exemple.
Je viens de revenir d’une promenade dans ce qui est devenu un village vivant, avec ses hôtels, ses hammams, ses restaurants et sa maison de jeunes. Grâce au travail et à l’esprit d’entreprise encouragé par les services publics.
Alors que le soleil commence à décliner et que le crépuscule s’étend progressivement, je médite sur le cours de la vie dans cette région
le 21/02 à 21:52
La vocation première de cette contrée verdoyante, encaissée dans
une vallée est la production de céréales et de cultures maraîchères. L’eau y est abondante et la terre s’y prête. Le vert domine durant toute l’année et les légumes produits sont d’une qualité rare, de nos jours. Les prix restent abordables.
Il y a un mariage heureux entre sa vocation initiale et cette nouvelle tendance touristique qui s’affirme, au grand bonheur des couches populaires. Il faut espérer le luxe tapageur et le consumérisme ne prennent pas le dessus. Jusque-là, on mange une nourriture saine. La chorba frik y est délicieuse et la dolma n’y est pas grasse.
le 21/02 à 21:54
Lorsqu’on emprunte la route sinueuse qui mène vers Hammam Ouled Ali,en venant de Nechmaya, vous découvrez un paysage aux tons reposants . La peintre Bettina Hanene Ayache a su rendre cette atmosphère qui donne un sentiment de sécurité et quiétude. A ses tableaux, il ne manque que ces odeurs printanières de thym ou d’origan. Avec ses feuilles vertes on peut avoir le plaisir de goûter à une galette à la saveur exquise, surtout lorsqu’une main experte y ajoute de la ciboulette une touche d’ail et beaucoup d’huile d’olives.
21/02 à 21:56]:
C’est un bonheur de passer une journée où deux quand on a les moyens de se payer une nuit d’hôtel. Les prix pratiqués sont corrects et la literie est propre, dans les 3 établissements du groupement familial qui a lancé, en premier, cette activité touristique. Comparée à la gestion de certains » complexes » étatiques « , on reste sur une noté largement positive, tant en ce qui concerne les prix, qu’en matière de qualité de service et d’amabilité du personnel. L’appréciation demeurant subjective.
Hammam Ouled Ali reste une destination intéressante pour la douceur des paysages qu’on traverse, et les bienfaits de ses eaux.

