Par OULHASSI Mohamed
Il semble, selon les statistiques inquiétantes dont les médias nationaux en sont très friands, que les accidents de la circulation ne vont pas connaitre de fin malgré la démarche suivie par les autorités responsables du suivi de ces phénomènes. En effet, pour être bien au courant de ces évènements dangereux, il n’est qu’à se renseigner ou, tout simplement, observer les diverses situations qui accompagnent les différents risques auxquelles sont exposées les vies humaines et les moyens matériels
Quand on parcoure des centaines de kilomètres sur une autoroute, ou tout concourt pour l’existence de tous les moyens de protection des voyageurs, on reste pantois lorsqu’on constate la déficience des moyens d’appui pour l’assistance ou la protection des voyageurs ou routards.
Faire un déplacement d’Annaba à Alger de nuit puis refaire le même trajet de jour au retour constitue une expérience fabuleuse pour étudier sérieusement un parcours original au plan de la sécurité routière, du moins permettant de constater sur une épreuve considérable les moyens mis en place pour sauvegarder les moyens humains et matériels de la collectivité.
L’évaluation des risques professionnels constitue le point de départ de la démarche de prévention qui incombe à tout employeur (entreprises de transport…) dans le cadre de son obligation générale de sécurité. Les résultats de cette évaluation doivent être transcrits dans le document unique d’évaluation des risques professionnels Au-delà du strict respect de l’obligation réglementaire, ce document doit permettre à l’employeur d’élaborer un plan d’actions définissant les mesures de prévention appropriées aux risques professionnels identifiés : accidents de la circulation, vibrations, bruit, stress, par exemple.
La circulation routière sur l’autoroute Annaba-Alger et vice versa : les principales remarques à faire sur ce long parcours sont inhérentes à l’absence de contrôles de nuit mais également à leurs insuffisances le jour. Ce qui laisse une liberté totale aux conducteurs ou chauffeurs dans la conduite des autocars, camions ou véhicules légers. Nous pouvons considérer que sur ce plan, ils sont libres de mener dans une liberté totale leur travail sans aucune forme de contrôle.
Cette liberté a entrainé de surcroit l’utilisation de manière outrancière des téléphones portables, ce qui représente un risque important d’accident. On a vu ,d’ailleurs des chauffeurs manipuler des portables en pleine conduite !! Allez voir ce qui peut sensibiliser ces automobilistes face aux risques auxquels ils sont exposés
« C’est clair, nous avons interdit le téléphone portable au volant. J’ai moi-même évité de justesse un accident grave alors que je passais un coup de fil. J’ai eu très chaud… Lorsqu’ils conduisent, nos employés ont pour consigne stricte de dévier leur ligne sur leur messagerie et de s’arrêter pour traiter leurs appels. Nous prenons en compte ces temps d’arrêt dans l’organisation des tournées… Ça nous fait perdre un peu de temps, c’est vrai, mais nous gagnons en sécurité. Et puis, s’il arrive quelque chose à l’un de mes salariés au volant, côté responsabilité, je suis en première ligne. »
La situation dans laquelle on se trouve en ce qui concerne les portables est vraiment très grave. Mais n’oublions pas que le problème numéro un reste la vitesse. Alors, que faut-il faire pour introduire plus de sérieux et de dévouement dans la gestion de ces questions.

