par Achour OUFELLA.
C’est surtout un sens de l’insolite et du merveilleux qu’on décèle rapidement, en marchant le long de la clôture enceignant la gare de Souk-Ahras. Car à la faveur du vent de renouveau que connaît notre pays, croisant la toute prochaine reprise annoncée, du train “trans-maghrébin“, les lieux reviennent en grâce dans le cœur des citoyens.
Six tilleuls au feuillage argenté et au port majestueux, longeant l’imposante entité ferroviaire incarnent les lieux. Sans manquement et à charge pour la ville de les bichonner et d’en orchestrer saisonnièrement la taille.
Les citadins s’y rendent un peu par habitude… un peu pour d’autres raisons. Avec une notion en tête : trouver ses aises et son bien-être. Serait-ce alors, à cause de la partition des bourdonnements d’abeilles butinant jusqu’aux cimes, au moment de la floraison, en tout début d’été ?
Sachant que le tilleul est l’une des arbres les plus mellifères du règne végétal ? Ou encore en raison de son parfum entêtant, qui à chaque brise, pousse ses effluves sur la terrasse du “Café de la gare“ et par-delà les fenêtres ouvertes des demeures avoisinantes. Plusieurs familles ont construit leurs propres souvenirs à l’ombre des ces tilleuls. Des pivots qu’on manque rarement de venir saluer, après une longue absence.
Dans un registre pas si éloigné, nous en connaissons surtout les tisanes. Le tilleul, concentré de vertus végétales servirait également aux préparations de gelées. Surnommé l’arbre-médecin, il prend soin des humains : apaisement des fièvres, rhumes et convulsion, soulagement de l’anxiété, regain de sommeil et de sérénité.
Pour cela, on en utilise toutes les parties (fleurs, bourgeons, rameaux, feuilles). Et c’est bien que des gens ayant une image positive soient en mesure de travailler dans des domaines aussi divers.
Pour clore, le vocable “le tilleul de justice“ relevé verbatim sur Google : “c’était le lieu historique où se rendait la justice.“

